La poussière est à peine retombée du sommet économique d'octobre, que déjà les vraies intentions du gouvernement se révèlent crûment. L'obsession du gouvernement péquiste est de créer un environnement social et économique adapté aux besoins de l'entreprise privée.
Ce même gouvernement cherche à atteindre son objectif d'un déficit zéro par des coupures dans les dépenses sociales, par la réouverture des conventions collectives des employé-e-s de l'État, par la privatisation d'entreprises publiques, par la tarification des services, par l'introduction d'une taxe à l'échec en milieu scolaire... Déjà, les travailleuses et les travailleurs du secteur public se font demander de réduire leurs salaires de l'ordre de 5% et de financer ces reculs à même leurs fonds de retraite. Demain les personnes assistées sociales devront subir un nouvel assaut.
Et comme cela ne suffisait pas, le gouvernement péquiste projette de renforcer le caractère inéquitable de la fiscalité en diminuant les impôts des patrons. Le gouvernement prétend que les licenciements d'aujourd'hui sont les garants des emplois de demain. Rien n'est plus faux! Déjà, on commence à reconnaître que la poursuite effrénée du déficit zéro a un effet récessionniste sur l'économie provoquant le développement du chômage et de l'exclusion sociale. En fait, les coupures d'aujourd'hui ne sont garantes que des coupures de demain.
Tous les discours sur la nouvelle économie ou le nouveau contrat social visait essentiellement à jeter de la poudre aux yeux et à justifier les attaques qui sont, aujourd'hui, menées par le gouvernement péquiste.
Le PDS lutte pour: a. Une réforme de la fiscalité imposant un fort taux de progressivité sur l'impôt sur les profits et les revenus
b. Le gel du remboursement de la dette publique, sauf pour les petits épargnants jusqu'à l'atteinte du plein emploi;
c. L'annulation de la dette publique due aux créditeurs qui ont organisé une fuite des capitaux ou tenteraient de le faire dans le futur;
d. qu'au moins 50% des profits faits au Québec par des entreprises étrangères soient réinvestis au Québec.
e. une réduction immédiate de la semaine de travail à 32 heures sans perte de salaire.
Ce n'est pas au sommet que les étudiantes et les étudiants du Québec ont réussi à faire reculer le gouvernement sur son projet de dégel des frais de scolarité. C'est par leurs mobilisations. qu'ils ont fait plier le gouvernement.
Il est urgent d'unifier nos luttes, de tracer des plans d'action communs qui permettront canaliser les volontés de résistance de chaque secteur de la population en une vaste coalition de défense des classes ouvrière et populaires contre l'offensive néolibérale du gouvernement péquiste et du patronat.
Le PDS appelle à cette nécessaire fusion des luttes et y travaillera activement. Cette manifestation doit être le coup d'envoi de la riposte unitaire que nous devons construire contre l'offensive actuelle du gouvernement péquiste. Elle sera ce coup d'envoi si elle est suivie d'une série d'actions (campagne de presse, occupations, blocages administratifs, grèves) pouvant déboucher sur une grève générale.
A l'Assemblée nationale ou dans les médias, personne ne défend les intérêts des classes ouvrière et populaire. Seul le discours néolibéral a droit de cité. C'est la pensée unique de l'élite politique: tout pour les puissances d'argent, rien pour le peuple. Que soit le PLQ hier, ou le PQ aujourd'hui, ce discours sert à couvrir les mêmes attaques.
Le Parti de la Démocratie socialiste, regroupe des femmes, des hommes, des jeunes des classes ouvrière et populaires qui ont commencé à relever le défi de construire une véritable alternative politique aux partis voués à la défense des intérêts du patronat.
Il n'est pas suffisant de faire les éternelles pressions qui servent au mieux à diminuer l'ampleur des attaques. Il nous faut aller plus loin et mettre sur pied un parti politique dévoué à défendre un projet de société bâtie pour et par les travailleuses, les travailleurs, les sans-emploi, les exclu-e-s, les femmes et les jeunes de cette société.
Le PDS lance une invitation aux militantes et aux militants des différents mouvements sociaux pour venir discuter avec nous des moyens d'unifier notre riposte et de poursuivre la lutte politique.
Date: Mercredi, le 27 novembre 1996
Lieu: 570, rue du Roi, Québec
Heure: 19h 30
Pour plus de renseignements ou pour nous contacter:
Téléphonez à
Conseil régional de Montréal au (514) 278-9014
ou au 1999, rue Dandurand, Montréal, Québec, H2G 1Y8
Conseil régional de Québec au (418) 649-9946
Conseil régional de Sherbrooke au (819) 563-1032