Zaïre
« L'Occident a de moins en moins
de prise sur notre peuple »
Alors que l'Alliance des forces démocratiques de libération du Congo-Zaïre (AFDL) continue de progresser, contrôlant plus de la moitié du pays, et que Mobutu de plus en plus isolé envoie son armée contre les manifestants de Kinshasa, Inprecor a interrogé à Kinshasa Jean Baptiste Sondji, membre de la direction du Front patriotique (FP), principal parti de la gauche radicale dans I'opposition interne. J.B. Sondji, aujourd'hui chirurgien à l'Hôpital Mama Yemo de Kinshasa, fut un des principaux dirigeants du mouvement étudiant du début des années 70, ce qui lui avait valu une condamnation à mort en l973, commuée en peine de prison par une mesure de grâce.
Entretien avec Jean Baptiste Sondji
Propos recueillies par notre correspondant au Congo, Jean Nanga
Inprecor : A I'instar de plusieurs pays africains le Zaïre est entré en « démocratisation » en l990, mais sept ans après c'est la guerre civile. Est-ce une conséquence de la « démocratisation » ou un phénomène parallèle ?
Jean-Baptiste Sondji : La guerre actuelle est une conséquence de la « démocratisation » telle qu'elle fut mise en route. Notre pays a longtemps vécu sous un régime dictatorial très enraciné. En sentant venir la bourrasque du changement, la dictature, par mécanisme d'autodéfense, s'est organisée pour y résister. Tout le procès de « démocratisation » a en fait empêché la véritable démocratisation. Cette résistance âpre et constante a exacerbé les contradictions jusqu'à favoriser la guerre civile. Tl faut se souvenir qu'au début M. Mobutu a organisé une consultation populaire en vue de savoir cc que pensait le peuple. Il en a résulté que la majorité voulait un changement profond. Souhaitant précéder et contrôler les événements, il a cru qu'il lui était possible de s'octroyer une démocratisation sur mesure. C'est ainsi que nous avons assisté à une démocratisation autorisant un ou deux partis politiques d'opposition. Mais la résistance populaire a imposé un multipartisme sans limites. Par la suite Mobutu a tenté d'organiser une Conférence constitutionnelle qui ne soit pas souveraine. Finalement c'est la Conférence nationale souveraine (CNS) qui a eu lieu, mais son déroulement a été tellement gêné que les conclusions des assises n'ont pas été mises en application.
Cette résistance au changement n'est pas uniquement I'oeuvre de Mobutu et de ses partenaires locaux. Elle était surtout télécommandée par les puissances occidentales, en premier lieu les États Unis, la Belgique, la France et, dans une moindre mesure, la Grande-Bretagne.
La guerre civile comme conséquence de cette « démocratisation » semble confinée par le fait que le Premier ministre élu par la Conférence nationale souveraine, Etienne Tshisekedi, chef de I'opposition, déchu par Mobutu a été récemment ramené par le même Mobutu pour faire face à I'opposition armée...
La situation d'un Tshisekedi, Premier ministre issu de la CNS devenant en ce moment Premier ministre d'un Mobutu dont la survie politique est menacée par le soulèvement populaire conduit par l'Alliance des forces démocratiques de libération du Congo/Zaïre, reflète les contradictions du schéma de la CNS. Pendant la CNS une analyse juste a été faite quant à l'écrasante responsabilité de Mobutu et de son système dans la faillite de l'État. La majorité des orateurs était pour son éviction de la tête du pays. Mais les Américains estimaient à ce moment qu'il fallait offrir à Mobutu une voie de sortie honorable, en raison des services rendus aux États-Unis. Ils voulaient que Mobutu soit maintenu à la tête de l'État, pour régner sans gouverner.
Cette idée a été soufflée aux ténors de I'opposition dite radicale, dont l'Union démocratique pour le progrès social (UDPS), principal parti de I'opposition, dirigé par Etienne Tshisekedi), qui ont défilé à la tribune de la CNS récitant comme des perroquets que M. Mobutu doit régner sans gouverner. Notre parti, le Front patriotique, avait par contre exigé que Mobutu soit destitué et traduit devant les tribunaux. A ce stade tout le monde s'accordait pour dire que Mobutu devait quitter le pouvoir à terme, mais la CNS voulait atteindre cet objectif par la méthode douce. Dans les faits il s'est avéré que non seulement Mobutu règne mais aussi gouverne d'une main de fer empêchant ainsi une démocratisation du pays. Cette situation de blocage est à la base de I'émergence de la lutte armée qui menace sérieusement la dictature de Mobutu. Tout patriote devrait soutenir cette action pour atteindre les objectifs que nous sommes censés rechercher.
Mais curieusement Étienne Tshisekedi semble vouloir donner une bouée de sauvetage à un Mobutu qui coule, en voulant s'interposer entre lui et Laurent Kabila. Pire, il tente même de saborder I'action de Kabila en invitant ce dernier et son Alliance à devenir membres de son gouvernement, devenant ainsi des ministres de Mobutu. C'est grotesque.
Inprecor : Pourtant Kabila et I'Alliance sont présentés comme téléguidés par les États-Unis, contre la France...
JBS : Quand la guerre a commencé, on parlait de la rébellion des Tutsis « Banyamulengé » voulant créer un « Tutsiland ». On a parlé aussi de l implosion du Zaïre. Maintenant on parle de moins en moins des Banyamulengé, des Tutsis et on privilégie la thèse de la lutte d'hégémonie entre les puissances anglophones et la France. Cette évolution pour expliquer les causes profondes de la « guerre de l'Est » dénote une méconnaissance de la réalité. S'il est vrai qu'au début c'est le conflit rwandais ainsi que les conflits internes entre les Zaïrois d'origine et les populations d'expression rwandaise qui vivent dans notre pays (dont certains sont d'authentiques Zaïrois et d'autres des transplantés ou des réfugiés), on ne peut pas réduire ce mouvement de l'Est à cette simple dimension de conflit ethnique, ni surtout à une quelconque ambition de démembrement du grand Zaïre.
Il est de notoriété publique que notre pays, en raison de ses potentialités, a toujours été I'objet de convoitises des grandes puissances. Si les États-Unis et la Belgique se rendent compte aujourd'hui que Mobutu leur ex-allié a porté un grave préjudice à notre pays et que pour cette raison ils aient décidé de se débarrasser de lui, ils rejoignent de ce fait le point de vue de la majorité du peuple zaïrois, et nous ne pouvons que nous réjouir. Si les pays précités en raison de cette nouvelle attitude accordent une assistance militaire ou autre pour se débarrasser de Mobutu, c'est compréhensible. D'autant que ce même Mobutu n'a pu se maintenir si longtemps que grâce au soutien de ces mêmes puissances. Mais de là à tirer la conclusion que Kabila est une marionnette des États-Unis ou d'autres, c'est méconnaître le niveau de conscience politique du peuple zaïrois.
En effet notre peuple est profondément traumatisé par les 37 ans de règne de Mobutu et d'autres régimes néo-coloniaux. Notre peuple a pris conscience du rôle néfaste des puissances étrangères. Et plus jamais il n'acceptera d'être dirigé par des marionnettes. Je suis convaincu que Kabila est conscient de cette réalité. Quant au conflit entre les États-Unis et la France, il ne nous concerne pas. En fait les Occidentaux naviguent à vue et font preuve d'incohérence dans la manière de gérer la situation au Zaïre. Ils ont misé sur Kengo wa Dondo, qui a le profil d'un agent du néocolonialisme adulé par les Occidentaux. Ce sont les Américains, les Belges et les Français qui ont mis le paquet pour I'imposer comme premier ministre au Zaïre en violation des règles communément acceptées à la CNS. Malgré tous les moyens mis à sa disposition pour qu'il puisse réussir, la résistance de notre peuple a fait que Kengo a lamentablement échoué. Cet échec est avant tout celui des occidentaux. Que les mêmes occidentaux aujourd'hui lâchent Kengo et soutiennent éventuellement Kabila ne signifie pas qu'ils pourront manipuler ce dernier comme ils le souhaiteraient. La réussite de Kabila dépendra de son aptitude à communier avec les aspirations de notre peuple.
Inprecor : Quelles sont ces aspirations ?
JBS : On peut les résumer par la recherche de meilleures conditions de vie dans un espace de liberté et de vraie démocratie, c'est-à-dire un cadre dans lequel I'intérêt du groupe prime sur I'intérêt particulier. Ceci peut se traduire par I'exigence d'une meilleure instruction pour tous, d'un plein emploi, d'un accès à des soins de santé de qualité, à de meilleures conditions d'habitat etc. Dans I'immédiat, I'aspiration la plus profonde consiste à se débarrasser de Mobutu et du système qu'il a mis en place.
Inprecor : L'AFDL est-elle porteuse d'un projet susceptible de satisfaire ces aspirations sociales ?
JBS : Je crois que si I'Alliance veut réussir, c'est-à-dire entrer en communion avec notre peuple, elle n'a pas d'autre alternative que de mettre en place une politique qui a comme finalité première la satisfaction de ces aspirations. Il est vrai que ce que je dis est une formulation peut-être idéale. Il est important de savoir si l'Alliance dispose effectivement d'un projet de société allant dans le sens de la satisfaction des aspirations de notre peuple.
Il faut d'abord reconnaître que l'Alliance est une structure relativement jeune, constituée il y a à peine cinq mois. Il est probable qu'il y ait des difficultés à avoir une formulation achevée d'un tel projet. L'Alliance devrait tirer les leçons du passé récent de notre pays ayant conduit à la faillite actuelle. Notre économie est une économie extravertie construite pour répondre davantage aux problèmes de I'Occident qu'aux problèmes des nationaux. Cette situation a conduit à l'échec actuel. Ainsi si I'on veut réussir, la première des choses à faire est d'inverser cette situation économique. Ce qui signifie construire une économie ayant comme but principal de satisfaire les besoins de la population.
Actuellement I'humanité est ébranlée par un courant néolibéral qui se traduit dans nos pays par la privatisation des entreprises publiques sous prétexte que celles-ci sont mal gérées. Il faut signaler qu'en ce qui concerne le Zaïre il existe beaucoup d'entreprises privées également mal gérées et en faillite. La solution à une mauvaise gestion ce n'est pas la privatisation, mais I'amélioration de la gestion. Lorsqu'on jette un regard sur I'histoire récente des pays industrialisés, à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y a la période communément appelée « les trente glorieuses » une croissance continue et pratiquement un plein emploi.
Or pendant cette période une telle croissance et ce plein emploi n'ont été possibles que parce que l'État avait le contrôle des pans entiers de certains secteurs de l'économie nationale, de manière à imprimer à celle-ci une orientation positive pour la communauté. Aujourd'hui que constatons-nous ? Le désengagement total de l'État des secteurs qu'il contrôlait, non parce que ces secteurs étaient mal gérés mais simplement pour des raisons idéologiques néolibérales. caractérisée par une croissance du chômage et de la pauvreté.
Mais une économie qui n'est pas au service de la communauté ne peut qu'être source de crise. Ceci veut dire que notre pays et spécialement I'Alliance devraient tirer les leçons de ces faits pour rejeter fermement la politique d'ajustement structurel imposée par la Banque mondiale et le FMI. Cette option est fondamentale et va déterminer la suite des événements dans notre pays. A ce propos le Front patriotique ne se considère pas comme un observateur extérieur à tout ce qui se passe au Congo-Zaïre. Notre devoir est donc de contribuer positivement à l'élaboration d'un tel projet. Et croyez moi, nous nous y attelons.
Inprecor : Est-ce une option partagée dans
I'opposition
non-armée ?
JBS : Lorsqu'on parle de I'opposition non armée il faut distinguer les états-majors des partis politiques et le peuple. 95 % au moins des acteurs politiques zaïrois sont des agents du néocolonialisme. Pour eux les difficultés rencontrées par le Zaïre sont simplement imputables à la mauvaise gestion. Il suffirait donc de moraliser et d'améliorer La gestion pour qu'il retrouve sa splendeur d'antan. Cette analyse est tout naturellement erronée. Et c'est ce genre d'analyse qui conduit les politiciens zaïrois à opter pour le réformisme, envisageant même une cohabitation harmonieuse avec Mobutu et considérant I'option militaire pour mettre fin au régime mobutiste comme étant contraire aux bonnes manières, voire à la démocratie.
En réalité tous ces politiciens redoutent les vrais changements, car à coup sûr si de tels changements étaient opérés ils disparaîtraient de la scène politique. Le blocage que connaît notre pays est largement imputable à cette classe politique. Le peuple par contre a une prise de conscience bien différente même si la formulation de ses exigences n'est pas aussi structurée que nous le ferions. La chance de notre pays c'est précisément le fait que la volonté d'un changement en profondeur de la manière de gérer le pays est portée par le peuple. C'est cette réalité qui fait que les puissances occidentales, en dépit des moyens mis en oeuvre pour nous imposer leurs schémas, échouent lamentablement.
Inprecor : Les mobilisations populaires connues sous le nom de « Parlementaires debout » constituent-elles une illustration du décalage entre le peuple et Ia quasi-totalité de I'opposition non-armée ?
JBS : Absolument ! Le « Parlement debout » est un phénomène socio-politique né dans cette décennie. Il se dit « Parlement debout » par opposition au parlement classique où les parlementaires sont souvent assis, donc peu vigilants. Alors que celui qui est debout est plus éveillé. Le « Parlement debout » s'était distingué pendant la période de la CNS quand notre peuple suivait attentivement les débats. Chaque fois qu'un conférencier se hasardait à tenir des propos contraires aux intérêts du peuple la sanction était immédiate : la résidence de I'intéressé était immédiatement identifiée et en quelques heures rasée. Par exemple la villa d'un ministre de la santé publique de Mobutu a disparu en quatre heures, les murs étaient démontés par des centaines de personnes enragées.
Par la suite le « Parlement debout » a pris I'habitude de se réunir autour des étalages de journaux, échangeant leurs informations, invitant de temps en temps des acteurs politiques à les éclairer sur tel ou tel sujet. Les « parlementaires debout » ont une organisation semi-clandestine, mais suffisamment efficace pour être capable de surveiller n'importe qui à travers tout le pays. Je me souviens d'un cas où une délégation de l'Union européenne, composée essentiellement d'Allemands, était allée voir le Premier ministre Tshisekedi. Les « parlementaires debout » attendaient cette délégation à Ia sortie de la résidence de Tshisekedi et avaient préparé un message en allemand qu'ils avaient remis à la délégation. Voilà, ils sont très organisés et c'est I'oeil et I'oreille du peuple !
Inprecor : Qu'en est-il du mouvement syndical ?
JBS : Le syndicalisme au Zaïre est très diversifié, il existe pratiquement autant de syndicats que de partis politiques. Plusieurs d'entre eux ont été créés pour permettre à leurs fondateurs de participer à la CNS. Ceux-là ne se préoccupent pas de la lutte pour la défense des intérêts des travailleurs. Si de plus on prend en compte I'extrême pauvreté des travailleurs zaïrois, on imagine aisément que les quelques vrais syndicats qui tentent de s'organiser éprouvent d'énormes difficultés. Néanmoins il faut signaler I'existence de quelques syndicats d'entreprise mieux organisés qui sont en mesure de contraindre le pouvoir à renoncer à certaines pratiques.
C'est le cas du syndicat des travailleurs de l'ONATRA qui contrôle de nombreux ports, dont ceux de Matadi et de Kulshasa, de même que le chemin de fer Matadi-Kinshasa. Ce syndicat a contraint le gouvernement Kango à renoncer à son projet de privatisation de cette grande entreprise publique, en déclenchant une grève qui a failli asphyxier tout le pays et spécialement la capitale. Il faut également noter le rôle important joué par le syndicat de la fonction publique, qui parvient à organiser des grèves, mais dont I'organisation et la direction sont plus faibles. Les travailleurs de la Gécamines ont également une grande capacité de mobilisation et d'organisation. Récemment ils ont fait grève et obtenu le payement des salaires en retard de plusieurs mois, que le régime voulait consacrer à son « effort de guerre »(l).
Inprecor : Peut-on parler d'une gauche révolutionnaire au Zaïre ?
JBS : Au Zaïre il y a d'une part un potentiel humain et des richesses énormes et de I'autre une pauvreté extrême. Cette situation est explosive. Les contradictions sont à un tel point exacerbées, qu'elles mettent à I'ordre du jour un changement radical. Pourtant il n'y a pas d'organisation politique révolutionnaire bien structurée et bien implantée qui correspondrait à cette situation. Il y a à cela des raisons historiques : l'élite intellectuelle zaïroise a été formée pour I'essentiel sous le régime Mobutu, de plus I'enseignement est essentiellement contrôlé par I'Église catholique. Tout cela a limité la pénétration des idées révolutionnaires dans notre pays. Mais nous pensons que la situation qui impose à un nombre croissant de Zaïrois à avoir une praxis révolutionnaire est propice à I'assimilation rapide des idées révolutionnaires par les masses.
Inprecor : S'il fallait tirer quelques leçons de la crise
JBS : L'Occident a de moins en moins de prise sur notre peuple, dans la mesure ou celui-ci rejette à sa manière toute solution imposée de I'extérieur. Le cas de Kengo est sans doute la préfiguration des rapports d'indépendance que souhaitent nos peuples et rend I'avenir plus qu'incertain pour toutes les marionnettes, pour toute la bourgeoisie compradore. De ce point de vue, à la lumière de la crise zaïroise se dessine sans doute un réajustement des rapports futurs entre I'Afrique et I'Occident. Frantz Fanon disait que l'Afrique a la forme d'un revolver, dont la gâchette se trouve être le Congo (Zaïre). Si le Zaïre apparaît comme un pays où règne le désordre, il s'y dessine quand même des rapports sociaux traduisant une évolution. L'apparente tranquillité des autres pays africains masque des crises dont seule I'expression est pour I'instant différée.
Kinshasa, le 2 avril l997
l) La Gécamines, qui emploie 26 500 personnes, avait depuis l967 le monopole de I'exploitation et du commerce du cuivre, du cobalt et du zinc. C'est l'une des poules aux oeufs d'or du Zaïre, objet de conflits entre les impérialistes américains, belges et français. C'est pour ces mines qu'il y a eu la sécession du Katanga (Shaba) dirigée par Moïse Tschombé inféodé à I'impérialisme, et aussi I'invasion mercenaire franco-belge à Kolweizi. Le l6 avril l997, après la prise de Lubumbashi, I'AFDL a signé un contrat avec la société America Minerals Fields (AMF), mettant en place trois joint-ventures consacrés à la réhabilitation des installations de certains sites, à la construction de nouveaux équipements et à la prospection de nouveaux gisements. L'AMF s'est vue garantir 5l % de ces joint-ventures contre la promesse d'investir un milliard de dollars au cours des trois prochaines années. Notons que I'AMF annonce qu'elle prendra en charge le payement des salaires de la Gécamines dans un premier temps et que le commissaire aux finances de L'Alliance, Mawapanga Mwana Nanga, a annoncé que I'apport financier de I'AMF sera dans un premier temps « consacré à I'effort de guerre » (selon Le Monde du l8 avril l997)
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