Pression militaire pour empêcher
les votes d'opposition

 

Une délégation de 20 observateurs des Droits Humains, représentant, notamment, le centre des droits humains Miguel Agustin Pro Juarez, les comités de droits humains de Tabasco, et de Jose Maria Morelos y Pavon de Chilapas, l'institut de Guerrero des droits humains,le comité la voix des sans voix (la voz de los sin voz) de Coyuca de Benitez et le secrétariat des droits humains du PRD, ont effectué une visite dans l'Etat de Guerrero du 29 mai au 1er juin. Ils résument leur visite en peu de mots : répression sans distinction de la part de l'armée mexicaine contre les autorités municipales, ejidales, communales, les organisations paysannes, les leaders sociaux et la population civile en générale.

 

Selon les observateurs, les objectifs du harcèlement militaire à un mois des élections sont clairs : Empêcher la participation des habitants dans les zones dont les votes sont présumés devoir être favorables à l'opposition. Selon les témoignages, l'armée a établi une "liste noire de subversifs", prétendument appartenant à l'EPR (Ejercito Popular Revolucionario). Les militaires entrent dans les maisons, arrêtent les paysans, sous de faux prétextes, les transportent en véhicules militaires, les yeux bandés et les mains liées, les jettent sur le plancher des véhicules, s'asseyant sur eux pendant des heures. Ils les emmènent ensuite dans des lieux inconnus de tous, les attachent ensemble par le cou, à la même corde leur donne à boire de l'eau, les alignent contre un mur, les couvrant d'une toile, et les frappent sur le ventre jusqu'à ce que, pratiquement, ils perdent connaissance.

 

On les emmène ensuite dans une pièce où on commence à torturer le premier en faisant sortir les autres. A cette étape, le tortionnaire oblige sa victime à reconnaître qu'il a participé à des affrontements, qu'il a aidé l'EPR avec des armes, qu'il a organisé des réunions, loger des guérilleros à son domicile, et qu'il sait où ils se cachent. Le rapport donne aussi une liste de disparus.

 

Selon LA JORNADA, du 23 Juin

 

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