Bilan et perspective de la Marche
européenne contre le chômage,
la précarité, les exclusions
par la Coordination européenne
Paris - samedi 28 juin 1997
La coordination européenne du 28 juin a réuni une quarantaine de personnes. Étaient présentes, des délégations de 7 pays : Belgique, Hollande , Allemagne, État espagnol, Grande-Bretagne, Luxembourg et France. L'ordre du jour comportait un premier échange sur le résultats des marches, une discussion sur les perspectives et la décision pour la prochaine coordination.
La principale décision retenue a été l'organisation d'une coordination plénière les 4 et 5 octobre prochains à Luxembourg. Cette date a été choisie en fonction d'un sommet européen sur l'emploi qui doit se tenir à peu près à ce moment (la date n'est pas exactement fixée), à Luxembourg. La coordination aura à son ordre du jour le nom et le fonctionnement d'un réseau européen issu des Marches européennes. Elle décidera d'initiatives européennes en 98 ou 99 en s'appuyant sur les textes de l'Appel de Florence et de la contribution revendicative des Assises de Bruxelles.
L'échange de vue sur le bilan a permis de conclure à la volonté commune de poursuivre sur la base de l'acquis. Le succès de la manifestation d'Amsterdam rend le bilan des marches largement positif. Les marches ont permis pour la première fois une confrontation et une action européenne commune aux salariés, aux chômeurs et aux exclus. Les objectifs initiaux des organisateurs de la marche ont été atteints : une action de tous les pays de l'Union européenne sur le thème de l'emploi, de l'exclusion et de l'Europe sociale ; une participation importante des chômeurs et des exclus eux-mêmes; une manifestation finale qui a dépassé l'objectif de 30 000 manifestants. La plupart des délégations ont fait observé que le bilan n'avait pas encore été fait dans leur propre pays. Des réunions sont programmées, des échanges de textes sont en cours. Le collectif français est mandaté pour faire circuler les textes : ils doivent parvenir au plus tard le 6 septembre à Paris.
Une discussion s'est engagée sur les perspectives d'après marches. L'accord est quasi général sur la nécessité de développer un réseau européen sur la base des associations de chômeurs, de lutte contre l'exclusion et les syndicats qui ont soutenu la Marche. Ce réseau d'initiatives et de débats n'a pas pour vocation de se substituer aux réseaux existants de salariés, de chômeurs, de paysans, de jeunes mais de permettre la poursuite de la mise en commun de différents réseaux. La mise sur pied d'une initiative d'envergure a été renvoyée à la coordination de Luxembourg. La coordination a conclu en effet qu'il fallait laisser le temps de faire le bilan des marches pour réussir dans le long terme. Une série d'initiatives et d'actions sont envisagées ou en cours de discussion.
En ce qui concerne les activités communes à tous ceux qui ont participé aux marches, deux idées sont en discussion. Pendant le sommet européen de fin de présidence Luxembourgeoise, mi-décembre 97, qui devrait préciser le chapitre "emploi" prévu à
Amsterdam, des manifestations pourraient avoir lieu simultanément dans toutes les capitales européennes et une manif internationale pourrait regrouper les frontaliers dans un rayon de 100 à 200 km autour de Luxembourg.
Des Assises européennes pourraient se tenir, soit à Londres en janvier ou février à l'occasion d'un G8 prévu à cette date, soit à Bruxelles toujours en février. D'autres initiatives sont annoncées ou proposées, notamment à Cardiff, Pays de Galles, en janvier, à l'occasion de la présidence britannique de l 'Union européenne au premier semestre 1998.