SOUS LE VERNIS, LA
BARBARIE
La santé
en danger
Par Ginette Lewis
Le ministre Rochon nie depuis le début de sa réforme-coupure dans la santé que la qualité des services soit remis en question. Un récent sondage montrait que les gens pense différemment de lui.
(70% pensent que les raisons d'économie ont prédominé dans la réforme et 56 % parlent de détérioration des services.)
Mais, voyons donc, il n'y a pas de baisse de qualité.
~Alors qu'en 1993 on comptait 862 établissements de santé au Québec, on en dénombrait 569 en 1997 soit une diminution de 40 %. Le nombre d'hôpitaux de soins généraux est passé de 165 à 132, celui des centres d'hébergement et de soins de longue durée de 551 à 365, et celui des centre de réadaptation de 155 à 101.~ (Le Soleil, 10 octobre 1997, p. A10, selon PC)
C'est l'équivalent de 300 établissements coupés. Mais il n'y a pas de baisse dans la qualité des services.
Dans la même semaine, l'hôpital de Lachine voit son département de chirurgie mit sur la sellette: deux personnes meurent faute de surveillance. Le syndicat SCFP a dénoncé le manque de personnel et la nature ~parking~ de ce département. Deux patientes du Saguenay-Lac St-Jean meurent faute de suivi concernant les greffes pulmonaires. Le Conseil des médecins exonère le ministre et ne voit pas de liens entre les décès et les indécisions du ministre. Des bébés changent de mères, des malades se font opérer aux mauvais endroits, mais ce sont des scandales à potins qui n'ont rien à voir avec la réforme du ministre. Les services sont toujours de qualité.
~La chirurgie d'un jour aussi permis ces résultats. On y a eu recours dans 203,350 cas en 1995-96, un bond de 24 % par rapport à 1993-94. Cela explique aussi le nombre de personnes hospitalisées pour une chirurgie a été réduite de 5,7 % à 220, 866. Une chute similaire de la clientèle est constatée dans les urgences, où le volume total de patients est passé de 831,236 à 774, 531 au cours des deux dernières années.~ (IDEM)
Mais cette réalité cachent les heures d'attente, les retours chez soi pour remise de la chirurgie, les retours suite aux conséquences négatives. Non vraiment les services de qualité n'ont pas été touchés.
Et l'hygiène on en parle peu : des bains aux personnes âgées, une fois semaine; des couches non changées; des infections de plus en plus fréquentes dans les salles d'opérations. La qualité des soins demeure nous assure le ministre.
Et bien monsieur le ministre, si la qualité des soins ne s'est pas plus détériorée c'est que le personnel sur place est très, très dévoué et maintient le peu qui reste.
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