ON NE PEUT PLUS RECULER
VERS UNE GRÈVE GÉNÉRALE UNITAIRE, PARTICIPATIVE ET POLITIQUE

90% des travailleuses et travailleurs de la FAS (CSN) avait dit non aux 15 000 coupures de postes voulues par le partenariat des Bouchard, Dufour, Larose, Godbout et compagnie. Le secteur public de la SCFP avait fait le même chose… et les professeur-e-s de Montréal… et le secteur public de la CSD.

130 000 personnes qui avaient dit non, ça suffisait amplement pour amorcer une solide riposte. Une campagne de pression sur les députés péquistes, leur rappelant les conséquences électorales d'une réédition du coup fourré de 1982, ne pouvait en aucun cas remettre en question l'objectif sacro-saint de déficit zéro qui, lui-même, nécessite l'ouverture, directe ou indirecte, des conventions collectives.

Faut-il aussi vraiment se réjouir de ces retraites anticipées, appauvrissantes pour ceux et celles qui seront obligés d'y avoir recours, et fort coûteuses pour ceux et celles qui continueront de contribuer obligatoirement aux fonds de pensions. Qui nous dit aussi que le pouvoir d'achat des prestations se maintiendra à vie ? Une fois chacun-e isolé-e chez soi, il sera facile au gouvernement remettre en question le niveau des pensions, toujours au nom du déficit zéro.

Il faut des « actions d'envergure » comme le dit le Conseil central du Montréal métropolitain. Mais il les faut dans le cadre de revendications précises portées par un plan d'action décisif. Les jeux sont faits. Il n'y a plus de faux-fuyant. On ne fera pas reculer le gouvernement sans une escalade débouchant sur une grève générale politique du secteur public, engageant tout le secteur public et pleinement contrôlée par la base. L'alternative, c'est une autre défaite.

S'il le faut, on pourra commencer le mouvement par de grandes manifestations, une grève tournante, pour se redonner confiance, pour se donner le temps de s'organiser à la base. Cette grève, il faudra la contrôler d'en bas. On ne peut tout simplement pas faire confiance à ces hautes directions qui ne l'ont pas préparé, qui ne l'ont pas voulu et qui, aujourd'hui, paniquent devant l'intransigeance prévisible de leurs « partenaires ».

Cette grève devra être pleinement participative et active, avec des moyens comme des occupations, des distributions de tract dans les lieux publics, des assemblées générales quotidiennes ou presque. Elle devra aussi poser la question du pouvoir, en envisageant des candidatures ouvrières et populaires aux prochaines élections fédérales (contre les coupures aux paiements de transferts, contre le plan B), ce qui enverra un message clair au PQ sur ce qui l'attend.

L'enjeu du conflit va bien au-delà de l'intégrité de la convention collective. Il faut défendre ces 15 000 emplois décents qui permettent d'offrir des services publics encore de qualité. Cette revendication signifie clairement la remise en question du déficit zéro, un ingrédient essentiel du néolibéralisme. Pourquoi serions-nous gênés d'avancer nos solutions au chômage, au démantèlement des services publics et au déficit.

Contre la coupure de 15 000 postes dans le secteur public
Contre le travail obligatoire des jeunes et des mères seules
Contre la politique péquiste et fédérale du déficit zéro

Pour un programme fédéral de garderies, universelles et gratuites
Pour la semaine de 32 heures payés 40
Pour le gel des intérêts sur la dette publique

[ Accueil de La Gauche ] [ Index de La Gauche ]
[ INPRECOR ]