Les 35 heures selon AC!
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Nous reproduisons ci-dessous un projet d'appel en circulation, diffusé par des syndicalistes et AC!, en vue de préciser les exigences d'une bonne loi des 35 heures. Par ailleurs, les Etats généraux du mouvement social organisent un débat sur les 35 heures le samedi 24 janvier (voir agenda page 16), avec la présence de nombreux syndicalistes et chercheurs.
Projet proposé par AC ! : pour créer des emplois, il faut réduire le temps de travail.
" En janvier 1998, le Parlement discutera et votera une loi-cadre pour la réduction du temps de travail à 35 heures.
" Le patronat s'oppose de toutes ses forces au principe de cette loi comme il s'est par le passé opposé à la suppression du travail des enfants, à la semaine de 40 heures, aux congés payés... avec toujours le même prétexte : "Cela mettrait l'économie à plat". Il préfère que continuent à croître les contrats précaires, les temps partiels contraints et les heures supplémentaires qu'il paie de moins en moins !
" La réduction du temps de travail peut être un levier puissant pour une dynamique de créations d'emplois. Pour cela il faut aller plus vite et plus loin que ne le prévoit l'actuel projet de loi :
- les 35 heures le plus vite possible, vers les 32 heures dès l'an 2000, inscrit dans la loi, quelle que soit la taille de l'entreprise, dans le public comme dans le privé ;
- restreindre de façon stricte le recours aux formes précaires d'emploi, aux heures supplémentaires, auxtemps partiels contraints et aux horaires discontinus ;
- résorber les heures supplémentaires soit en les payant en heures supplémentaires, soit en modifiant le contrat sur la base de la moyenne des heures effectuées dans les six derniers mois ;
- interdire toute annualisation du temps de travail, toute augmentation de la flexibilité ;
- imposer un nombre d'embauches proportionnelles à la réduction du temps de travail ;
- maintenir les salaires, instituer une taxation des profits qui y contribuera ;
- revaloriser le taux horaire du SMIC pour préserver le pouvoir d'achat des bas salaires et des temps partiels ;
- mettre en place des moyens de contrôle au niveau des entreprises mais aussi renforcer les moyens de l'inspection du travail.
" Nous, associations, syndicats, qui agissons avec détermination contre le chômage, la précarité et les exclusions entendons prendre tous moyens pour que la loi qui sera votée réponde à ces principes.
Source: Rouge, hebdomadaire de la Ligue Communiste Révolutionnaire, section française de la Quatrième Internationale
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