SOUS LE VERNIS, LA BARBARIE
Par Ginette Lewis
L'effet de serre, on commence à comprendre le phénomène avec la crise du verglas. Mais celle-ci n'en n'est qu'une facette. Ce qui pointe maintenant son nez ce sont les effet de la pollution tout court que l'effet de serre multiplie tout en s'en nourrissant.
Montréal commence à souffrir de pollution de l'air. Certaines journées, les seuils sont critiques. En France, cet été, la circulation automobile a dû être contrôlée pour pouvoir ramener la pollution de l'air à un seuil tolérable et vivable. Encore à Paris, la semaine dernière, la pollution était si forte que la Tour Eiffel s'en trouvait masqué. De même à Mexico qui a dû limiter son parc automobile à 50 % et ce, trois jours consécutifs pour baisser les niveaux.
La première responsable de cette pollution de l'air demeure évidemment l'automobile en s'accaparant 30 % des émissions de CO2. Les fourgonnettes des grandes compagnies automobiles sont reconnues comme de grandes polluantes. Et vive l'industrie automobile ! Au Mexique, c'est la compagnie d'état PEMEX qui est mise en faute pour les hausses récentes des taux de pollution, en distribuant de l'essence de mauvaise qualité. Évidement l'État mexicain a nié le fait. Aux États-unis, les émissions de gaz à effet de serres provenant des voitures, des usines et des centrales thermiques ont augmenté en 1996 de 3,4 %. C'est sûrement cela la reprise industrielle et la prospérité. La pollution va donc demeurer et les pollueurs vont continuer de salir l'environnement au nom des profits.
Malheureusement c'est au prix de nos vies. On en est rendu là maintenant. C'est grave très grave. Mais nous prenons cela avec un grain de sel, c'est pour les autres. Augmenter de 50 microgrammes par mètres cubes de dioxide de soude, de dioxide d'azote, et l'ozone, vous vous retrouverez surtout avec une augmentation de dioxide de souffre avec 3 % de MORTALITÉ JOURNALIERE, sinon de 1 à 3 %. Cela augmentera la mortalité cardio-vasculaire de 1 à 4 % et la mortalité respiratoire de 4 à 5 %. Une étude britannique affirme que même avec une pollution légère (10 microgrammes par mètre cube) l'espérance de vie baisse de 18 mois pouvant aller à une réduction de 10 % de la survie. On ne parle plus de maladies respiratoires, cela fait déjà des ravages, on parle de mortalité. Associer à cela les coupures dans les programmes sociaux et vous verrez que la vie ne tient vraiment à rien. C'est seulement nous comme individu qui, parfois s'en préoccupons. Ca fait réfléchir.
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