Algérie : quelle solidarité ?

Bulletin d'information de la commission socialiste de solidarité internationale Genève, le 13 février 1998

Face aux massacres commis en Algérie, nous réagissons d’abord par des sentiments : l’horreur qu’ils nous inspirent, la haine ou le mépris que nous inspirent leurs responsables, quels qu’ils soient, la compassion pour leurs victimes. Mais nous ne pouvons nous contenter de ces sentiments : la compassion vaut certainement mieux que l’indifférence, mais elle ne serait qu’une humanisation de l’impuissance si elle ne débouchait pas sur la solidarité.

Quelle solidarité avec l’Algérie et le peuple algérien avons-nous à développer ?

Plusieurs questions sont ici posées en une seule, qui méritent d’abord d’être clarifiées, et ensuite des réponses -dans la mesure où il ne s’agit pas de « régler la question algérienne » à la place des Algériennes et des Algériens eux-mêmes.

1. Le « dialogue » entre le pouvoir et les islamistes

La proposition d’un « dialogue » politique entre le pouvoir et les islamistes est régulièrement avancée comme une solution à la crise. Il faut donc rappeler :

Que l’ « islamisme » algérien n’est pas réductible au FIS et au GIA ;

Que son histoire est bien plus ancienne que la crise actuelle, et qu’il est l’une des composantes constitutives du mouvement national algérien depuis que celui-ci existe (et donc déjà sous le régime colonial) ;

Que l’ « islamisme » a été depuis la fin des années soixante et le début des années septante l’un des contenus de la politique menée par le pouvoir en place (la constitution de l’Algérie proclamant d’ailleurs que l’islam est la religion de l’Etat), et qu’un texte comme le « code de la famille », qui exprime la conception islamiste des rapports entre les hommes et les femmes, a été adopté par le FLN dans le cadre du système du parti unique ;

Que deux partis islamistes légaux sont reconnus par le pouvoir comme interlocuteurs ; Que sept ministres islamistes siègent au sein du gouvernement algérien ;

Que des contacts, des discussions, voire des tractations, ont régulièrement eu lieu entre le pouvoir (ou certains clans du pouvoir) et le Front islamiste du salut (ou certains courants du FIS) après même la dissolution et l’interdiction de celui-ci, et que le bras armé du FIS, l’Armée islamique du salut, a décrété en octobre dernier une trève, très probablement au terme de négociations avec au moins l’un des clans du pouvoir.

En réalité, une véritable alliance « islamo-conservatrice » s’est dessinée depuis des années au sommet de l’Etat algérien, alliance fondée sur une division politique du travail destinée à sauvegarder le système en place, et qui accorde à l’islamisme la maîtrise de l’appareil idéologique d’Etat en échange du maintien de l’appareil répressif dans le giron de la hiérarchie militaire.

Il s’avère donc que le « dialogue » avec l’islamisme se tient depuis longtemps, qu’il n’a nullement permis de réduire la violence, et que ses derniers développements (la trève de l’AIS, notamment) ont même provoqué une recrudescence de celle-ci, en attisant les réglements de compte entre les différentes composantes de l’ « islamisme armé ». La seule composante islamiste exclue du dialogue (du moins pour autant qu’on le sache) est finalement celle personnifiée par l’ancien numéro 2 du FIS, Ali Benhadj, et par les GIA -avec lesquels d’ailleurs aucun « dialogue » n’est possible, compte tenu à la fois de leur éclatement en groupes de plus en plus autonomes les uns des autres, du caractère odieux de leurs pratiques et de la dérive à la fois mafieuse et pathologique de leur comportement.

Le « dialogue » politique que nous avons à soutenir est essentiellement un dialogue entre le pouvoir en place et l’opposition démocratique (c’est-à-dire les partis politiques qui ne sont issus ni de l’ancien système de parti unique, ni de la mouvance islamiste). Ce dialogue suppose qu’il soit mis fin aux pratiques de manipulations et de fraude électorales qui ont entaché toutes les élections organisées en Algérie depuis 1991 (même si ces pratiques n’ont sans doute pas rendu les résultats de ces élections totalement insignifiants : les institutions « semi-démocratiques » dont l’Algérie a fini par se doter depuis dix ans représentent malgré tout un progrès et un acquis politiques considérables, sur lequel le mouvement démocratique algérien peut s’appuyer -et qu’il a d’ailleurs commencé à utiliser).

A ce dialogue politique doit s’ajouter un « dialogue social », qui implique que soit concrètement répudié l’héritage de l’ancien système autoritaire, fondé « à la soviétique » sur une multiplicité d’organisations « sociales » (de l’UGTA aux organisations nationales de jeunes, de femmes, de paysans, d’anciens combattants, d’enfants d’anciens combattants, d’enfants de « martyrs » etc...) « pilotées » par le pouvoir. Ces organisations semi-officielles, qui couvrent tout le champ social, devraient désormais n’être considérées que comme des organisations « comme les autres », sans privilège d’aucune sorte. Le pluralisme doit également être la règle dans le mouvement social.

2. La commission d’enquête sur les massacres et les violations des droits de l’Homme

Plusieurs organisations internationales de défense des droits de l’Homme (Amnesty International, Human Rights Watch, la Fédération internationale des droits de l’Homme, Reporters sans Frontières, notamment) réclament avec insistance la mise en place d’une commission internationale d’enquête sur les massacres et les violations des droits de l’Homme en Algérie. Cette demande a été avec non moins d’insistance rejetée par les autorités algériennes, au nom du refus de l’ » ingérence étrangère ».

Il importe d’abord d’affirmer qu’il ne saurait pour nous y avoir de solidarité concevable sans ingérence, mais qu’aucun Etat étranger n’a de légitimité pour intervenir en Algérie -les Etats les plus concernés par la crise algérienne (la France en tête) étant sans doute les moins « légitimés » à y intervenir.

Le discours rituel du gouvernement algérien sur le « refus de l’ingérence » n’est évidemment pas acceptable, d’autant que le gouvernement algérien est tenu par les accords internationaux sur les droits de l’Homme, signés par l’Algérie, d’accepter que les organisations internationales dont l’Algérie est membre puissent s’assurer sur place du respect de ces accords. Par ailleurs, la solidarité avec le peuple algérien et avec le mouvement démocratique algérien implique forcément une « ingérence » dans la crise algérienne, puisqu’elle vise à renforcer certains acteurs de cette crise face à d’autres, et qu’elle fait donc un choix -politique ou éthique- entre ceux qui en Algérie doivent être soutenus et ceux qui doivent être combattus.

Cela étant, toute « commission internationale d’enquête » n’est pas a priori acceptable et défendable, et il faut que soient clarifiés le mandat et la composition d’une telle commission avant que de se prononcer sur sa légitimité. En tout état de cause, une commission internationale d’enquête ne peut être à la fois efficace et légitime que si elle est totalement indépendante des Etats, composée de personnalités indépendantes et insoupçonnables de partialité à l’égard de quelque acteur que ce soit de la crise algérienne, et disposant en Algérie même des moyens et de la liberté d’action nécessaires à l’accomplissement de son mandat. Une telle commission n’est donc concevable que si les Algériens eux-mêmes l’acceptent -et il s’agit moins ici d’obtenir l’accord du pouvoir en place que le soutien de l’opinion publique algérienne.

3. La culpabilité des massacres

La question « qui tue qui ? » est sans doute la plus piégée de toutes celles qui se posent à propos de l’Algérie. Le simple fait de la poser est d’ailleurs pour le pouvoir algérien considéré et dénoncé comme le signe d’une alliance (au moins « objective ») avec les terroristes. Au fond, la question est en ces termes mal posée : si l’on peut parfois se demander « pour qui l’on tue ? », il n’y a aucun doute sur « qui l’on tue » : dans leur écrasante majorité, les victimes des massacres sont des Algériennes et des Algériens anonymes, pauvres, vivant hors des grandes villes et ne bénéficiant de l’attention médiatique qu’une fois massacrés.

Quant à savoir « qui tue ? », il faut d’abord rappeler qu’il ne fait aucun doute que la plupart des massacres de population civile sont le fait des groupes islamiques armés (GIA), d’abord parce que ceux-ci les ont par avance justifiés dans plusieurs textes authentifiés comme émanant bien d’eux, ensuite parce que des témoignages répétés et concordants de rescapés des massacres font état de la présence, dans les rangs des massacreurs, de membres connus des groupes islamistes armés. La question n’est donc pas de savoir si ceux-ci tuent -il n’y a pas de doute à ce sujet-, mais qui ils sont. Or les GIA n’ont plus ni commandement unique ni direction politique, ni projet politique décelable, et ils ont éclaté en une multitude de groupes autonomes les uns des autres, parfois rivaux et désormais de plus en plus voués au racket et au pillage.

La multiplicité des groupes armés (islamistes et anti-islamistes), l’armement de la population civile par le pouvoir et la dérive mafieuse de plusieurs groupes suggère que les GIA ne sont pas seuls à perpétrer des tueries collectives. Certaines de ces tueries apparaissent comme étant très vraisemblablement des opérations de représailles contre des hameaux ou villages suspectés de soutenir les GIA, d’autres comme s’inscrivant dans le cadre d’une pure pratique mafieuse de racket et de pillage, et d’autres encore comme la manifestation d’un conflit désormais ouvert entre GIA et AIS. Rien, en revanche, ne permet à ce jour de corroborer la thèse d’une responsabilité directe des forces de sécurité dans les massacres de population civile. Mais rien non plus ne permet d’attribuer aux « politiques » islamistes issus du FIS, la responsabilité de massacres se produisant dans des régions que le FIS avait électoralement conquises, dont les victimes qui étaient en âge de voter en 1991 avaient très souvent voté pour le FIS et qui semblent avoir souvent ensuite soutenu plus ou moins activement l’AIS. La question de la manipulation des tueurs reste donc posée : si l’on sait qui tue, on ne sait pas toujours pour le compte de qui...

4. La responsabilité du pouvoir algérien

Si la responsabilité directe des forces de sécurité n’est pas engagée dans les massacres de population civile, il n’en est pas de même de la responsabilité générale et de la responsabilité politique du pouvoir (civil et militaire). La première responsabilité du pouvoir en place est d’avoir successivement provoqué puis annulé les élections de 1991 : cette provocation a abouti à la victoire du FIS, cette annulation a plongé l’Algérie dans la violence.

S’agissant de la question « sécuritaire », un choix délibéré semble avoir été fait, du moins jusqu’à une date très récente, de ne pas « risquer de pertes » dans les rangs de l’armée et des forces policières dans des interventions rapides contre les groupes armés fauteurs de tueries collectives, lors même que certaines de celles-ci se perpétraient à proximité de postes ou de casernes des forces de sécurité. L’instruction a été donnée aux forces de sécurité de ne pas intervenir de nuit sans un ordre exprès du plus haut niveau de la hiérarchie, ordre évidemment impossible à obtenir dans un délai suffisemment court pour empêcher les massacres. Des témoignages répétés de rescapés font en outre état d’un choix délibéré de laisser « les islamistes se massacrer entre eux », les villages qui font l’objet de tueries collectives étant presque toujours des villages réputés sympathisants de l’une ou l’autre composante islamiste, « civile » ou « armée ». Des commentaires du genre « vous avez voté pour le FIS en 1991, vous n’avez que ce que vous méritez » ont été très souvent entendus de la bouche de responsables militaires ou policiers par des rescapés des massacres.

En tout état de cause, le droit de la population à la sécurité, et le droit des personnes à la vie, n’a pas été assuré par l’Etat. Il est certes impossible de se prémunir totalement d’une attaque terroriste, et l’expérience de ces dernières décennies enseigne qu’aucun Etat, fût-il le plus riche, le mieux structuré et le mieux doté en forces de sécurité de toutes natures, n’est en mesure de garantir une sécurité absolue à l’ensemble de la population, mais dans le cas de l’Algérie, tout indique que le fait que la population civile ait fréquemment été laissée sans aucune protection et que des massacres se soient produits à portée de voix des forces de sécurité sans que celles-ci n’interviennent, procède d’un choix délibéré de concentrer la capacité de protection et d’intervention de l’Etat sur une « Algérie utile » et de laisser le reste du pays sans autre protection que celle que la population est en mesure d’assurer elle-même -quitte à créer de nouveaux groupes armés -officieux- et à leur fournir des armes.

5. La présence de responsables islamistes en exil en Europe

Les autorités algériennes, mais également des voix au sein du mouvement démocratique algérien et du mouvement de solidarité avec l’Algérie à l’étranger, ont fréquemment mis en cause la présence de responsables islamistes dans des pays européens -dont la Suisse- et les liens de certains de ces responsables avec les courants les plus « radicaux » de l’islamiste algérien, voire les GIA eux-mêmes.

Il est en effet prouvé que des responsables et des réseaux islamistes algériens se sont installés et implantés en Europe. Il était inévitable que tel fût le cas, et il n’y a pas d’exemple d’un mouvement armé (usant ou non du terrorisme) dans un pays donné qui ne se soit pas doté de structures à l’étranger, structures chargées de lui procurer des fonds, parfois des armes, et toujours de diffuser sa propagande.

Il serait cependant à la fois faux et dangereux d’attribuer à ces réseaux et à ces exilés la capacité d’avoir maintenu en Algérie une violence et un terrorisme qui, sans eux, auraient été rapidement réduits. Le gouvernement algérien lui-même a finalement reconnu que la violence politique en Algérie, y compris dans la forme paroxystique et pathologique qu’elle a fini par prendre, avait des causes endogènes. Attribuer la persistance de cette violence et de ce terrorisme à la présence à l’étranger d’hommes et de réseaux censés en être les grands ordonnateurs relève non d’une « analyse concrète de la réalité concrète » mais de la « théorie du complot » (étranger). Au surplus, les massacres et les attentats les plus récents, et les plus meurtriers, ont été commis par des méthodes et des moyens ne faisant appel à aucun matériel sophistiqué : les terroristes algériens n’ont pas besoin des « réseaux européens » pour faire exploser des bonbonnes de butagaz remplies de clous, ni les massacreurs pour se procurer les haches, les pioches, les couteaux et les marteaux avec lesquels ils commettent leurs massacres.

Il importe en outre de se garder de la tentation de l’amalgame : tout islamiste n’est pas un terroriste, et la proscription du FIS par le pouvoir algérien a « grossi » les rangs des islamistes exilés de très nombreux militants et responsables qui, tout islamistes qu’ils sont, ne peuvent être tenus pour responsables des actes des GIA (sauf à tenir un raisonnement de « culpabilité collective » du même genre que celui qui fait de tout communiste le responsable des crimes de Staline et le complice des gardiens du Goulag).

Le discours officiel algérien sur la présence en Europe d’islamistes « radicaux », voire de responsables du « terrorisme », doit enfin être relayé ici avec une prudence extrême, compte tenu des menaces qui pèsent sur le droit d’asile et des restrictions apportées à la possibilité d’immigration des Algériens. On n’a jamais trouvé, en effet, de meilleur argument pour refuser d’accueillir des hommes et des femmes fuyant une situation de violence, que celui qui consiste à mettre en exergue l’exception délictueuse pour en faire une règle : l’ « islamiste algérien » prend dans ce discours la même place que le « dealer kosovar » ou le « racketteur kurde ». Qu’un tel discours soit tenu par la droite xénophobe, voire par les autorités chargées de mener une politique d’asile la plus restrictive possible, est dans l’ordre des choses politiques. Qu’il ait quelque écho au sein même du mouvement de solidarité a par contre de quoi inquiéter.

6. La défense du droit d’asile

La défense du droit d’asile est une et indivisible : nous ne pouvons exiger à la fois que l’on ouvre les portes de nos pays aux réfugiées et réfugiés algériens et exiger que l’on expulse de nos pays, vers l’Algérie ou ailleurs, les Algériens qui nous déplaisent. Nous ne nous battons pas pour que Ahmed Zaoui soit expulsé de Suisse mais pour que les adversaires de Zaoui et de Haddam puissent venir chez nous.

En résumé :

La solution à la crise algérienne est certes politique, mais elle présuppose l’arrêt des massacres de population civile et des violations massives des droits de l’Homme, aucune « solution politique » démocratique et crédible ne pouvant naître dans les conditions actuellement imposées au peuple algérien. En outre, une telle solution est l’affaire des Algériens eux-mêmes. Le rôle des mouvements de solidarité n’est pas de proposer à leur place des « solutions » à la crise qu’ils vivent. mais de soutenir celles et ceux, organisations et individus, qui combattent en Algérie pour que le fragile processus démocratique né il y a dix ans aboutisse à la constitution d’une société pluraliste, respectueuse des droits de la personne humaine et dotée d’institutions politiques réellement démocratiques, débarrassées à la fois de l’héritage de l’autoritarisme militaire et de la bureaucratie du parti unique et de la menace du totalitarisme religieux.

Nous condamnons sans hésitation, sans nuance et sans circonstances atténuantes le terrorisme « islamiste », et soutenons tout ce qui peut contribuer à y mettre fin, à la seule condition qu’il ne s’agisse pas d’un « contre-terrorisme » qui ne serait que le reflet de ce qu’il prétend combattre en usant des mêmes méthodes que lui.

Nous exigeons des milieux islamistes présents en Suisse qu’ils expriment la même condamnation, et appellent tous les groupes armés qui en Algérie se réclament de l’islam a déposer les armes. Cette exigence est une condition préalable à toute espèce de dialogue dans nos pays avec les personnes et les mouvements se réclamant de l’islamisme. Nous reconnaissons également, et par là même, la légitimité de poser cette exigence comme une condition de tout dialogue politique en Algérie avec les courants islamistes interdits.

Nous appelons l’Etat algérien a assurer lui-même la protection de la population civile, au lieu que de la déléguer à des groupes armés supplémentaires. Nous constatons que l’Etat algérien s’est révélé parfaitement capable de limiter la violence pendant les campagnes électorales, et de la proscrire des zones dont il a privilégié la protection. Nous le considérons donc comme en mesure d’assumer ses responsabilités de manière permanente, et dans tout le pays.

Nous exigeons le respect des droits de l’Homme par tous les acteurs de la crise algérienne, qu’ils soient étatiques ou non. Nous condamnons le recours à la torture, aux exécutions sommaires, aux « disparitions » et aux exactions contre la population civile, dont d’innombrables témoignages confirment que des services de l’Etat se rendent coupables. Nous soutenons par conséquent la création et l’envoi en Algérie d’une commission d’enquête (internationale ou, à défaut, nationale algérienne) à la double condition : - qu’elle soit composée de personnalités indépendantes ou de représentants d’organisations non-gouvernementales et non de représentants d’Etats étrangers ou d’organisations gouvernementales (algériennes ou étrangères) ; - qu’elle ait toute liberté d’investigation et de déplacement en Algérie.

Nous exigeons de nos propres gouvernements qu’ils rompent avec la politique d’asile et d’immigration menée jusqu’à présent à l’égard des Algériennes et des Algériens, et qu’ils - accordent l’asile aux « réfugiés de la violence » ; - accordent plus largement des permis de séjour temporaire ; - élargissent les critères d’octroi du droit d’asile aux personnes menacées par les groupes armés.

Nous soutenons le mouvement démocratique algérien, et en particulier les organisations « sociales » indépendantes de l’Etat et des partis politiques (mouvements de femmes, de jeunes, de travailleurs, mouvements culturels). Nous appelons notamment à la fin du monopole syndical de l’UGTA et au soutien du pluralisme linguistique et culturel de l’Algérie.

Source : Commission socialiste de solidarité internationale, CP 343 CH-1211, Genève 4 ; Tel./Fax (22) 735.88.27 ; www.mygale.org/06/troubles ; www.home.ch/~spaw1265 ; www.citeweb.net/Troubles

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