Campagne de solidarité avec les refugiés(es) chiliens(ennes) en grève de la faim depuis le 18 février 1998 à Montréal.
La communauté internationale connaît bien l'histoire sanglante du Chili durant les années de la dictature du général Augusto Pinochet. Malheureusement, elle connaît mal l'histoire de l'après-dictature, les médias d'information ont mis l'accent depuis 1989 sur le processus de démocratisation et le développement économique du Chili plutôt que sur les conséquences des 17 ans de dictature sur le peuple chilien. Surtout, ils ont ignoré et ce, jusqu'à aujourd'hui, que la culture répressive développée au fils des ans par les militaires, la police et le service d'intelligence n'est pas disparue. Par conséquent, les Chiliens continuent quotidienement à être victimes des abus de pouvoir, d'harcèlement, de menaces, d'emprisonnement et de torture. De plus le pouvoir judiciaire est contrôlé par des juges qui ont majoritairement été mis sur place par Pinochet ce qui entrave de façon grave l'exercice de la justice et de la dénonciation des violations des droits de la personne.
Cette situation se produit à l'intérieur d'un pays qui est considéré par le Canada comme étant démocratique. Pourtant, le Chili est loin de répondre de manière satisfaisante aux critères démocratiques. Ce pays reste prisonnier de son passé dictatorial, régi par une Constitution qui préconise l'impunité et qui permet, entre autre, à l'ancien dictateur de devenir sénateur à vie dès le mois de mars 1998. Le Canada qui auparavant a soutenu et aidé les réfugiés chiliens, aujourd'hui ferme les yeux devant les violations des droits humains et refuse systématiquement d'accepter les victimes qui arrivent actuellement au pays. Le Canada ne veut pas accepter des réfugiés venant d'un pays avec lequel il entretient des relations économiques privilégiées.
Dans ce contexte, nous, soussignés(es), désirons exprimer notre solidarité aux réfugiés(es) chiliens(ennes) qui se trouvent présentement en grève de la faim et nous demandons que leurs revendications soient entendues avec le sérieux qu'elles méritent en tenant compte de la situation réelle au Chili et demandons que les cas qui ont été refusés soient reconsidérés par les autorités compétentes. Et ça dans le plus bref délais car leurs vies sont en péril.
NOM/ORGANISATION ADDRESSE SIGNATURE
| NOM | ORGANISATION | ADRESSE | SIGNATURE |
S.V.P. faxer au (514) 527-9609
Aidez-nous à diffuser cette pétition
[ Accueil de La Gauche ] [ Index de La Gauche ]
[ INPRECOR
]