Argumentaire du Parti de la démocratie socialiste (PDS)
en prévision des prochaines élections

Dette et déficit 

En prévision des prochaines élections québécoises, le Part de la démocratie socialiste (PDS) est en train d'élaborer un argumentaire pour aider ses membres et sympathisants à défendre sa plate-forme électorale et son programme. Cet argumentaire sera divisé en sept thèmes, soit :
  • Le PDS dans les élections
  • Le plein emploi
  • Dette et déficit
  • Indépendance et solidarité
  • Socialisme et démocratie
  • Sercices publics
  • Écologie

Dans les prochaines semaines, Gauche socialiste présentera sur son site chacun de ces thèmes. Cette semaine, nous présentons le thème 3 : « Dette et déficit ».

 

Pourquoi le PDS est-il :

contre

  • la stratégie du déficit zéro
  • l'ALÉNA et l'AMI
  • les privatisations

pour

  • le gel du paiement des intérêts sur la dette publique jusqu'au plein emploi
  • la taxation forte des profits et très progressive des revenus et de la richesse
  • la nationalisation des banques payable à la réalisation du plein emploi

Arguments généraux

  • ou bien on donne la priorité aux banques et aux riches et on laisse tomber nos systèmes de santé, d'éducation et de sécurité sociale, universels ou presque, gratuit ou quasi-gratuit, et encore de relative bonne qualité ;
  • ou bien on coupe dans les intérêts sur la dette et on taxe plus les profits, les revenus élevés et la richesse pour arrêter les coupures, remettre de l'argent dans les services publics, et démocratiser et décentraliser leur gestion.

D'ailleurs pourquoi la dette publique existe-elle pour commencer ?

  • au lieu d'être réinvestis pour créer des emplois pour les jeunes, pour augmenter notre productivité afin que nous puissions travailler moins d'heures ;
  • ou payés en impôt pour avoir plus de services publics ou pour protéger l'environnement.
  • dans les CLSC, hôpitaux et centres d'accueil pour que nous soyons en meilleur santé ;
  • dans l'éducation, pour que nous soyons plus instruits, plus cultivés et plus productifs ;
  • dans des villes propres aux espaces verts bien pourvus de grands logis salubres, de transport et d'équipements collectifs à bon marché ;
  • dans la protection de l'environnement pour que la nature produise plus d'eau pure, d'air sain et de forêts ;
  • dans nos régions pour que leurs ressources naturelles soit exploitées et transformées sans pillage de la nature comme l'ont fait les monopoles ;
  • dans la recherche-développement pour construire une industrie de la haute technologie plus diversifiée et plus près des besoins des gens comme par exemple le transport collectif, l'efficacité énergétique et la gestion écologique de la forêt et des eaux ;
  • dans une politique de solidarité internationale généreuse en commençant par l'annulation de la dette des pays du tiers monde.

 

Certains arguments à contrer

Mais une dette est une dette et elle doit être honorée

C'est vrai. Un contrat de bonne foi doit être respecté.

Mais une bonne partie de la dette n'est-elle pas financée par nos fonds de pension qui, avec le gel, ne seront plus capables de payer de prestations ?
Ne serait-il pas plus réaliste d'ailleurs de seulement imposer davantage les profits, les revenus élevés et la richesse ?
Selon le ministre Landry, taxer les gens à revenus élevés ne rapporterait pas tellement plus d'impôt ?

À examiner les statistiques du gouvernement sur l'impôt sur le revenu des personnes, il y a du vrai dans cette affirmation bien qu'il exagère. Le problème, c'est que

 

À attaquer aussi durement les capitalistes, grâce au libre-échange, ne vont-ils pas essayer de sortir leur argent du Québec ?

Tout à fait, c'est pour ça qu'on est contre l'ALÉNA et le nouvel AMI qui est un ALÉNA au carré.

Le gel des intérêts sur la dette due aux institutions financières extérieures ou l'imposition sévère des profits des transnationales non québécoises ne provoqueront-elles pas des mesures de rétorsions des gouvernements américain, canadien, etc..

C'est à prévoir

 

À geler les intérêts sur la dette publique et à, en plus, contrôler l'usage des capitaux, ne risque-t-on pas de précipiter la faillite des banques et, avec elles, de nos épargnes ?

C'est fort possible. Faut-il pleurer sur leur sort ?

 

S'il y a tant d'argent placé en dehors du Québec, c'est qu'il n'y a pas assez d'occasions profitables au Québec.

 

Mais est-ce possible d'aller dans ce sens alors que le restant de la planète va dans l'autre ?

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