Argumentaire du Parti de la démocratie socialiste (PDS)
en prévision des prochaines élections
Plein emploi
| Le PDS est à préparer un argumentaire pour expliquer sa plate-forme électorale. La
semaine dernière, nous avons publier la partie portant sur le thème « Dette et
déficit ». Cette semaine, nous publions le thème « Plein emploi ». Ces
parties de l'argumentaire sont officieuses donc sujettes à commentaire que vous pouvez
nous envoyer à notre adresse électronique. |
Pourquoi le plein emploi est-il LA priorité ?
- Personne ne doit vivre dans le misère.
- On est absolument contre le chômage et le mal-être social, contre l'exclusion
qui atteint le quart de la population du Québec, surtout les jeunes, les femmes et les
néo-québécois.
- Le travail reconnu socialement, c'est-à-dire payé décemment avec de bonnes conditions
de travail sans cheap labor, ni flexibilisation des heures de travail, ni clause
orphelin est et restera économiquement nécessaire pour longtemps.
- Un travail reconnu socialement, c'est aussi le moyen principal pour que les gens
participent de plein pied à la société, pour ne pas être des citoyens de seconde zone.
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Mais ce n'est pas tout le monde qui peut travailler
C'est vrai.
- Les gens âgés ont amplement fait leur part. Ils ont droit à une pleine retraite
financée par l'impôt au niveau de 80% de leur meilleur salaire, eux et leurs conjoints,
et à une retraite partielle à partir de 60 ans.
- L'éducation post-secondaire gratuite et une aide généreuse principalement en bourses,
encouragera les jeunes à rester aux études.
- Quant aux grands handicapés et malades, en plus de soins totalement gratuits, ils
auront droit à un revenu minimum garanti au moins égal au seuil de faible revenu de
Statistique Canada.
- Avec le plein emploi et des programmes obligatoires d'accès au marché du travail
(quota, heures flexibles, postes ajustés, transport adapté), la plupart des handicapés
qui le peuvent, voudront travailler.
- Même certains retraités souhaiteront demeurer à temps partiel au travail.
Les femmes pourront-elles rester à la maison pour s'occuper de leurs
enfants ?
Le capitalisme prend les mères-travailleuses en otage.
- D'un côté, il offre à la plupart d'entre elles chômage, bas salaires et mauvaises
conditions de travail.
- De l'autre, il offre un incomplet système de garderies relativement cher, sans compter
des restaurants, repas préparés et autres services ménagers, quand ils existent, au
plein prix du marché.
- Rien d'étonnant qu'une minorité de mères « choisissent » de rester à la
maison à accomplir des tâches vitales pour la société mais non reconnues comme tel, et
que la plupart des autres femmes doivent subir la double journée de travail.
- Le plein emploi complété d'un système complet et gratuit de garderies et de
généreux congés de maternité-paternité, supprimera une grande partie des obstacles
matériels à l'accès du marché du travail aux femmes.
Mais l'accès des femmes au marché du travail n'est-il pas aussi une affaire
d'oppression à la maison et de discrimination au travail ?
Tout à fait.
- Il y a encore trop d'hommes qui font pression, parfois jusqu'à l'abandon et la violence
physique, pour que les femmes ne travaillent pas ou que leur priorité soit de les servir.
- Il faut donc assurer un régime généreux, non taxable et obligatoire de pensions
alimentaires, sévir sévèrement contre la violence faite aux femmes tout en leur
permettant de se réfugier dans des maisons d'accueil en nombre suffisant et bien
pourvues.
- Il faut assurer une éducation non-sexiste dans les écoles, les publications et
médias.
- Au travail, à cause de la discrimination systémique à l'embauche et lors des
promotions, et du harcèlement sexuel, l'équité salariale et des programmes de quota
d'embauche par niveau et par secteur doivent être appliqués à tous les employeurs sans
exception, tout comme une réglementation anti-harcèlement.
- À ces conditions, l'écrasante majorité des femmes voudront et pourront travailler.
C'est là d'ailleurs une condition matérielle nécessaire à l'égalité des hommes et
des femmes.
Mais comment est-ce que ça sera possible de donner du travail à tous les
exclus, chômeurs officiels ou non, à toutes les femmes à la maison, à tous les
handicapés légers et moyens et même aux retraités qui le veulent ?
- À maintenir la semaine de travail normal à 40 heures par semaine ou presque, ce ne
sera pas possible, même en améliorant de beaucoup les services publics [voir le
module sur les services publics].
- Ça fait 40 ans quon travaille 40 heures/semaine ou presque alors que la
productivité du travail, grâce la l'informatisation et à la robotisation, a presque
été multiplié par trois depuis la fin de Deuxième guerre mondiale.
- Au début, la hausse de la productivité a été compensée par une augmentation du
pouvoir d'achat procuré par le salaire doù il y a eu beaucoup de création
demplois dans les services, publics et privés.
- Mais ce nest presque plus le cas depuis une vingtaine dannées et moins
encore depuis dix ans.
- Le résultat cest que les gens nont plus dargent pour acheter toute la
production pendant que les capitalistes ne savent plus quoi faire avec leur argent !
- Doù dun côté on ferme les usines et de lautre les profits sont
recyclés dans la spéculation boursière.
- D'où la revendication essentielle de la diminution de la semaine de travail à 32
heures sans baisse de salaire et sans détérioration des conditions de travail.
Mais 32 heures payés 40, cest complètement farfelu !
- Alors le gouvernement Jospin, de France, sous pression des luttes sociales, est farfelu
lui qui vient de déposer un projet de loi sur les 35 heures sans diminution de salaires,
même très imparfait, contestable et contesté.
- Sans compter le gouvernement Prodi, dItalie, qui a été contraint de suivre la
même voie par le Parti de la refondation communiste qui, lui, refuse la logique
néolibérale.
- Tout est question de rapport de force.
- Il faut se souvenir aussi quil y a 60 ans, la mouvement ouvrier nord-américain
revendiquait déjà « 30 heures payés 40 ». Pourtant la productivité
ouvrière était alors au moins trois fois moins grande quaujourdhui.
- Le problème du Québec daujourdhui cest le conservatisme des
directions syndicales qui nosent pas avancer cette revendication.
- Ils ont capitulé devant le néolibéralisme et sont alignées sur le PQ, un partisan
acharné du libre-échange.
Mais les compagnies, prétextant à tort ou à raison de la détérioration de
leur compétitivité, vont arrêter d'investir. Il y aura même une gigantesque fuite de
capitaux.
[voir la partie sur Dette et déficit]
Mais si les gens travaillent moins, on sera plus pauvre.
- Il y a 100 ans, les gens travaillaient 72 heures et ils étaient plus pauvres.
- Comment le problème a-t-il été résolu? Syndicats et partis socialistes, en gagnant
la réduction de la semaine de travail, ont obligé les compagnies et gouvernements à
investir pour maintenir leurs profits.
- Plus les salaires sont hauts et augmentent plus les compagnies ont intérêt à investir
pour augmenter la productivité du travail.
- Paradoxalement, la diminution du temps de travail sans diminution de salaire, si le
gouvernement empêche la fuite des capitaux, rend les compagnies plus compétitives !
- En fait, c'est depuis que les luttes sociales ont diminué d'intensité que les salaires
stagnent, que la productivité est à la baisse, que les services publics se
détériorent, et que donc les travailleurs s'appauvrissent.
Mais si les compagnies augmentent la productivité du travail, la diminution du
temps de travail sans diminution de salaire ne créera pas de nouveaux emplois pour les
chômeurs.
- de l'importance de la diminution du temps de travail,
- de sa rapidité,
- de l'obligation pour tous les employeurs de l'appliquer.
- Si la diminution du temps de travail se fait tranquillement, usine par usine, alors,
oui, les machines vont prendre la place des chômeurs qui auraient pu être engagés.
- Il faut donc que la diminution soit importante (de 40 ou 37 heures à 32 heures),
qu'elle se fasse très rapidement (disons en moins de 5 ans) et qu'elle soit l'objet d'une
loi qui l'impose à toutes les compagnies même si on peut prévoir un décalage de,
disons, de 2 à 4 ans entre les monopoles et les PME.
- En fait, la diminution du temps de travail sans diminuer le salaire, usine par usine,
diminue, sur le coup, la compétitivité d'une compagnie par rapport à ses concurrents
nationaux.
- Elle est donc très difficile à obtenir à moins de concessions syndicales comme
- l'augmentation des cadences, la flexibilisation des heures de travail, la polyvalence
des postes au gré du patron, la diminution des bénéfices marginaux.
- La job des syndicats s'est plutôt
- de mener un combat pour une telle loi, dont le soutien au parti ouvrier/populaire qui la
propose dans son programme,
- une fois la loi votée, de lutter pour son application, usine par usine, surtout pour
des emplois compensatoires dont les modalités doivent être prévues par la loi.
- s'assurer que les nouveaux engagés, surtout des jeunes, des femmes et des
néo-québécois, aient les mêmes salaires et conditions que tous.
Ne serait-il pas plus simple de recycler les profits spéculatifs vers des
chèques pour tout le monde, des chèques-citoyen ?
Ou bien ce chèque sera dun montant insuffisant.
- Les compagnies en profiteraient alors pour payer de bas salaires aux jeunes et essayer
de baisser les salaires décents du montant du chèque.
- Elles en profiteraient aussi pour généraliser le travail à temps partiel et
temporaire, et tout autre forme de travail flexible, en sachant que les travailleurs
peuvent compter sur leur chèque-citoyen comme compensation.
Ou bien le chèque serait d'un montant substantiel, c'est-à-dire l'équivalent d'un
salaire de base pour tout le monde, ce qui pose le problème de savoir qui paierait cette
facture très salée.
- Le financement par l'inflation (la « planche à billets »), la solution des
créditistes des années 30, ou bien réduirait la valeur du chèque à presque rien, ou
bien enclencherait une spirale inflationniste.
- Le financement par la taxation
- des salaires réduiraient énormément le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent.
- des profits empêcheraient leur utilisation pour le développement des services publics
et autres investissements socialement nécessaires.
La solution miracle du chèque-citoyen, tout comme celle de l'économie sociale
[voir la partie Services publics] ignore l'abc du fonctionnement de la société et
de l'économie.
Les sources de la richesse sont :
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les ressources naturelles qui sont encore abondantes malgré un
sérieux pillage par les monopoles ;
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la science qui ne cesse de progresser malgré son détournement par
les militaires et les grandes compagnies ;
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les travailleurs qui transforment les richesses naturelles et qui
font avancer la science pour satisfaire aux besoins fondamentaux de la société.
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Le travail est donc le moteur de la richesse sociale qui valorise les deux autres.
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Il faut donc que ceux qui le peuvent travaillent pour se nourrir
eux-mêmes mais aussi pour nourrir les malades, les handicapés, les gens âgés, les
enfants.
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Mais il faut aussi que tous ceux qui peuvent travailler
travaillent pour que certains ne soient pas obliger à travailler tout le temps.
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Pourquoi quelqu'un travaillerait-il pour nourrir celui qui ne veut
pas travailler alors que, contrairement à maintenant, il y aurait un emploi décent de
disponible ?
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Seul le plein emploi pour tous ceux qui peuvent (et doivent)
travailler permet la semaine de 32 heures et moins, au fur et à mesure des progrès
technologiques.
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Ce sont les banques et les compagnies qui contrôlent la société. Les produits du
travail, elles se les accaparent, en laissant le moins possible aux travailleurs qui les
ont créés.
Seul la semaine de travail de 32 heures et moins donne aux travailleurs le temps
de se cultiver, de créer,
de s'informer et de s'organiser pour arracher le pouvoir aux banques et aux monopoles
de diriger la société, de l'usine et du quartier jusqu'au gouvernement central, une
fois le pouvoir conquis.
|
Mais sans chèque aux chômeurs et exclus, qui ne disparaîtront pas du jour au
lendemain, comment ceux-ci vont-ils survivre ?
- Il ne faut pas confondre le chèque-citoyen avec l'assurance-chômage, qui devra être
à la hauteur de 90% du salaire, ni le revenu minimum garanti au moins au seuil de
pauvreté de Statistique Canada pour ceux qui n'ont pas d'autres recours.
- De plus, pour que les employeurs ne profitent pas de la situation de surabondance
doffre de travail, il faut un salaire minimum légal à au moins 10.00$
lheure.
- Ces mesures, en rendant dispendieux le chômage pour les compagnies et les
gouvernements, vont faire pression sur eux pour créer des emplois.
- Le chèque-citoyen est une proposition réactionnaire pour empêcher la mobilisation
pour le plein emploi.
- L'assurance-chômage et le revenu minimum garanti favorisent la lutte pour le plein
emploi.
La responsabilité de la création d'emplois ne revient-elle pas à
l'entreprise privée qu'il faut aider en la taxant moins ?
- Le but de l'entreprise privée, c'est de faire des profits pour les actionnaires.
- Les emplois sont pour eux un moyen de faire des profits.
- Avec le néolibéralisme, c'est plutôt la destruction de l'emploi qui est devenu un
moyen de faire des profits !
- Remarquez comment les capitalistes parlent de :
- de « rationalisation » au lieu fermetures d'usines ou de mises à pied ;
- d'« atterrissage en douceur » au lieu de crise ;
- de « surchauffe » au lieu d'économie de plein emploi.
- Les capitalistes ont besoins du chômage pour contrôler les travailleurs mais ils
trouvent des mots pour ne pas l'avouer.
- Comme la « surchauffe » gruge les profits en faisant monter les salaires,
ils préfèrent la stagnation qu'ils qualifient de « reprise ».
- Quant aux profits, pour ne pas provoquer une « surchauffe », ils s'en servent
pour spéculer à la bourse au lieu de les investir dans la production.
- Pour les capitalistes, nous sommes de la « main d'uvre » qui s'achète
et se vend sur le « marché » du travail en fonction des profits à en attendre.
- Au temps de l'esclavage, il y avait des marchés d'esclaves. Sous le capitalisme, il y a
un marché du travail.
- Une fois loué pour tant d'heures par jour, le temps du travailleur appartient au
capitaliste qui devient le dictateur dans son entreprise.
- Le plein emploi met fin à l'esclavage du travail en tuant le marché du travail puisque
le travailleur devient libre de quitter son employeur pour un autre.
Sans la peur du chômage, les gens ne voudront pas travailler.
- On constate aussi que seul la guerre apporte la prospérité, que seulement les
catastrophes, comme la tempête de verglas, forcent les gouvernements à créer des
emplois.
- Ça montre à quel point le capitalisme est vicié en transformant le bon en mauvais et
vice-versa.
- C'est normal que les gens ne soient pas enthousiasmés par un travail aux ordres du
patron souvent mal payé, dangereux, exténuant et qui n'apporte pas de satisfaction.
- Si les gens sont des êtres humains, ils doivent pouvoir gagner leur vie sans devenir
des esclaves.
- L'étonnant, c'est que la grande majorité des travailleurs tiennent quand même à leur
travail et pas seulement pour la paye. Le travail c'est encore le principal moyen d'être
quelqu'un dans la société.
- La grande majorité des chômeurs veulent travailler comme le prouve le grand nombre de
demandes par poste ouvert.
On entend souvent dire qu'il y des postes ouverts non comblés.
Si certains postes ne sont pas comblés, c'est que :
- le système d'éducation n'a pas assez formé de gens dans certaines trop rares
occupations spécialisées ;
- les compagnies ne sont pas prêtes ni obligées à former les travailleurs ;
- l'emploi offert est trop dégueulasse en termes de salaire, de conditions de travail, de
précarité ou d'éloignement.
- Les chômeurs ne sont pas des « pas bons » mais les perdants de la loterie
de l'emploi.
- Que certains chômeurs se découragent et laissent tomber, ça donne plus de chances aux
autres qui seront peut-être les découragés de demain.
- Y a-t-il vraiment des faibles et des forts sinon un système qui doit créer des
« perdants », pour bien fonctionner en divisant les gens les uns contre les
autres ?
- Pourquoi faire des sacrifices humains au veau d'or du marché ?
- Accepterions-nous que la loi du marché s'étende aux hôpitaux et aux écoles ?
- Le plein emploi mettra fin à toutes ces aberrations.
- Le travail est un droit et une nécessité.
C'est pas au gouvernement à trouver un emploi pour chacun.
C'est à qui alors ?
- C'est au bénéfice de toute la société de régler le problème de l'emploi :
- pour créer de la richesse pour tout le monde ;
- pour donner une base matérielle solide à la démocratie.
- Sauf pour les services publics, le gouvernement n'est pas obligé de créer directement
des emplois. Il a pas mal d'autres moyens à sa disposition comme :
- orienter les investissements des institutions financières nationalisées ;
- légiférer pour imposer la semaine de travail de 32 heures et interdire le temps
supplémentaire obligatoire ;
- faire porter le fardeau de l'assurance-chômage uniquement aux compagnies ;
- utiliser le système fiscal pour pénaliser les congédiements et inciter à la
création d'emplois.
Mais faire travailler tout le monde fera quil y aura encore plus de
gaspillage, de pollution et de gaz à effet de serre.
Il nest pas question darriver au plein emploi au détriment de
lenvironnement.
- Le problème cest que premièrement les compagnies produisent avant tout pour ceux
qui ont de largent et dont les besoins réels sont déjà comblés.
- Le superflu pollue : la gosse auto, la grosse maison sinon la deuxième maison, les
voyages et les loisirs du jet-set.
- Mais cest surtout que les compagnies satisfont mal nos besoins de façon à
produire le maximum de choses qui durent le moins longtemps possible.
- Ils obligent les familles à acheter une sinon deux autos pour se déplacer.
- Pour bien se loger, les familles avec enfants doivent presque acheter des bungalow, ce
qui crée dimmenses banlieues qui gaspillent les terres agricoles et lessence,
sans compter leffet disolement.
- Le but des compagnies n'est pas de satisfaire nos besoins mais de vendre. Plus on
achète et jette de choses, plus de déchets il y a, plus elles peuvent vendre.
Le plein emploi permettrait de :
- mettre sur pied un système de transport collectif ;
- construire des logements de qualité à propriété collective ;
- restaurer les vieux logements.
- développer une politique de réduction, de réutilisation et de recyclage des déchets.
- Il y a là un potentiel de création de dizaines de milliers
demplois qui sont à la fois socialement utiles et bénéfiques à
lenvironnement.
- Il ny a pas dopposition entre pleine emploi et
environnement.
- Quand il y a contradiction pour certains projets comme pour la
construction de centrales hydroélectriques, thermiques ou nucléaires, il faut leur
substituer une politique defficacité énergétique et dénergie renouvelable
tels le solaire et léolien beaucoup plus créatrice demplois à moins cher.
- Comme le plein emploi diminuerait le temps de travail par personne et
augmenterait les services publics au lieu d'augmenter une consommation privée superflue,
il ne contribuerait pas à l'augmentation de la pollution.
Le plein emploi est LA condition matérielle essentielle pour une société libre,
égalitaire et écologique.
Le plein emploi est la porte ouverte vers le socialisme.
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