Argumentaire du Parti de la démocratie socialiste (PDS)
en prévision des prochaines élections

Plein emploi

Le PDS est à préparer un argumentaire pour expliquer sa plate-forme électorale. La semaine dernière, nous avons publier la partie portant sur le thème « Dette et déficit ». Cette semaine, nous publions le thème « Plein emploi ».

Ces parties de l'argumentaire sont officieuses donc sujettes à commentaire que vous pouvez nous envoyer à notre adresse électronique.

  

Pourquoi le plein emploi est-il LA priorité ?
  • Personne ne doit vivre dans le misère.
  • On est absolument contre le chômage et le mal-être social, contre l'exclusion qui atteint le quart de la population du Québec, surtout les jeunes, les femmes et les néo-québécois.
  • Le travail reconnu socialement, c'est-à-dire payé décemment avec de bonnes conditions de travail – sans cheap labor, ni flexibilisation des heures de travail, ni clause orphelin – est et restera économiquement nécessaire pour longtemps.
  • Un travail reconnu socialement, c'est aussi le moyen principal pour que les gens participent de plein pied à la société, pour ne pas être des citoyens de seconde zone.

Mais ce n'est pas tout le monde qui peut travailler

C'est vrai.

 

 

Les femmes pourront-elles rester à la maison pour s'occuper de leurs enfants ?

Le capitalisme prend les mères-travailleuses en otage.

Mais l'accès des femmes au marché du travail n'est-il pas aussi une affaire d'oppression à la maison et de discrimination au travail ?

Tout à fait.

 

Mais comment est-ce que ça sera possible de donner du travail à tous les exclus, chômeurs officiels ou non, à toutes les femmes à la maison, à tous les handicapés légers et moyens et même aux retraités qui le veulent ?

 

Mais 32 heures payés 40, c’est complètement farfelu !

 

Mais les compagnies, prétextant à tort ou à raison de la détérioration de leur compétitivité, vont arrêter d'investir. Il y aura même une gigantesque fuite de capitaux.

[voir la partie sur Dette et déficit]

 

 Mais si les gens travaillent moins, on sera plus pauvre.

 

Mais si les compagnies augmentent la productivité du travail, la diminution du temps de travail sans diminution de salaire ne créera pas de nouveaux emplois pour les chômeurs.

  • de l'importance de la diminution du temps de travail,
  • de sa rapidité,
  • de l'obligation pour tous les employeurs de l'appliquer.

 

  • de mener un combat pour une telle loi, dont le soutien au parti ouvrier/populaire qui la propose dans son programme,
  • une fois la loi votée, de lutter pour son application, usine par usine, surtout pour des emplois compensatoires dont les modalités doivent être prévues par la loi.
  • s'assurer que les nouveaux engagés, surtout des jeunes, des femmes et des néo-québécois, aient les mêmes salaires et conditions que tous.

Ne serait-il pas plus simple de recycler les profits spéculatifs vers des chèques pour tout le monde, des chèques-citoyen ?

Ou bien ce chèque sera d’un montant insuffisant.

  • Les compagnies en profiteraient alors pour payer de bas salaires aux jeunes et essayer de baisser les salaires décents du montant du chèque.
  • Elles en profiteraient aussi pour généraliser le travail à temps partiel et temporaire, et tout autre forme de travail flexible, en sachant que les travailleurs peuvent compter sur leur chèque-citoyen comme compensation.

Ou bien le chèque serait d'un montant substantiel, c'est-à-dire l'équivalent d'un salaire de base pour tout le monde, ce qui pose le problème de savoir qui paierait cette facture très salée.

  • Le financement par l'inflation (la « planche à billets »), la solution des créditistes des années 30, ou bien réduirait la valeur du chèque à presque rien, ou bien enclencherait une spirale inflationniste.
  • Le financement par la taxation
  • des salaires réduiraient énormément le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent.
  • des profits empêcheraient leur utilisation pour le développement des services publics et autres investissements socialement nécessaires.

La solution miracle du chèque-citoyen, tout comme celle de l'économie sociale [voir la partie Services publics] ignore l'abc du fonctionnement de la société et de l'économie.

Les sources de la richesse sont :

les ressources naturelles qui sont encore abondantes malgré un sérieux pillage par les monopoles ;

la science qui ne cesse de progresser malgré son détournement par les militaires et les grandes compagnies ;

les travailleurs qui transforment les richesses naturelles et qui font avancer la science pour satisfaire aux besoins fondamentaux de la société.

Le travail est donc le moteur de la richesse sociale qui valorise les deux autres.

Il faut donc que ceux qui le peuvent travaillent pour se nourrir eux-mêmes mais aussi pour nourrir les malades, les handicapés, les gens âgés, les enfants.

Mais il faut aussi que tous ceux qui peuvent travailler travaillent pour que certains ne soient pas obliger à travailler tout le temps.

Pourquoi quelqu'un travaillerait-il pour nourrir celui qui ne veut pas travailler alors que, contrairement à maintenant, il y aurait un emploi décent de disponible ?

Seul le plein emploi pour tous ceux qui peuvent (et doivent) travailler permet la semaine de 32 heures et moins, au fur et à mesure des progrès technologiques.

Ce sont les banques et les compagnies qui contrôlent la société. Les produits du travail, elles se les accaparent, en laissant le moins possible aux travailleurs qui les ont créés.

Seul la semaine de travail de 32 heures et moins donne aux travailleurs le temps

de se cultiver, de créer,

de s'informer et de s'organiser pour arracher le pouvoir aux banques et aux monopoles

de diriger la société, de l'usine et du quartier jusqu'au gouvernement central, une fois le pouvoir conquis.

 

Mais sans chèque aux chômeurs et exclus, qui ne disparaîtront pas du jour au lendemain, comment ceux-ci vont-ils survivre ?

 

La responsabilité de la création d'emplois ne revient-elle pas à l'entreprise privée qu'il faut aider en la taxant moins ?

  • de « rationalisation » au lieu fermetures d'usines ou de mises à pied ;
  • d'« atterrissage en douceur » au lieu de crise ;
  • de « surchauffe » au lieu d'économie de plein emploi.

 

 

Sans la peur du chômage, les gens ne voudront pas travailler.

 

On entend souvent dire qu'il y des postes ouverts non comblés.

Si certains postes ne sont pas comblés, c'est que :

  • le système d'éducation n'a pas assez formé de gens dans certaines trop rares occupations spécialisées ;
  • les compagnies ne sont pas prêtes ni obligées à former les travailleurs ;
  • l'emploi offert est trop dégueulasse en termes de salaire, de conditions de travail, de précarité ou d'éloignement.

 

C'est pas au gouvernement à trouver un emploi pour chacun.

C'est à qui alors ?

  • pour créer de la richesse pour tout le monde ;
  • pour donner une base matérielle solide à la démocratie.
  • orienter les investissements des institutions financières nationalisées  ;
  • légiférer pour imposer la semaine de travail de 32 heures et interdire le temps supplémentaire obligatoire ;
  • faire porter le fardeau de l'assurance-chômage uniquement aux compagnies ;
  • utiliser le système fiscal pour pénaliser les congédiements et inciter à la création d'emplois.

 

Mais faire travailler tout le monde fera qu’il y aura encore plus de gaspillage, de pollution et de gaz à effet de serre.

Il n’est pas question d’arriver au plein emploi au détriment de l’environnement.

Le plein emploi permettrait de :

 

Le plein emploi est LA condition matérielle essentielle pour une société libre, égalitaire et écologique.

Le plein emploi est la porte ouverte vers le socialisme.

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