A la veille de l'annonce par la Cour suprême de sa décision sur la demande du gouvernement fédéral de restreindre le droit du Québec à disposer de son propre sort, plus de 100 Canadiens et Canadiennes se rassemblent afin d'être les premiers signataires d'une lettre ouverte pour défendre le droit du Québec à l'autodétermination.
Parmi ces signataires se trouvent des universitaires, des syndicalistes, des étudiant(e)s et des militant(e)s associatif(ve)s de toutes les régions du Canada à l'extérieur du Québec. Cette liste comprend : l'écrivaine et animatrice de télévision Judy Rebick; le conseiller municipal torontois Jack Layton; le président national du Syndicat canadien des postiers Darrel Tingley; John Clarke de la Coalition ontarienne contre la pauvreté (OCAP); Joel Harden, président de la Fédération canadienne des étudiant(e)s dans l'Ontario; l'écrivaine Varda Burstyn; Leo Panitch, professeur de Sciences politiques à l'Université York; Dorothy Smith, professeur de Sociologie et d'Etudes sur l'equité à l'Institut ontarien des études sur l'éducation (OISE); Cy Gonick, professeur d'Economie à l'Université du Manitoba; Nathan Emmaüs Allen, co-président des Jeunes néo-démocrates de la Colombie Britannique; parmi d'autres (voir liste ci-jointe).
La lettre ouverte déclare en partie :
"Nous sommes inquiet(e)s de l'intensification du ton des déclarations du gouvernement fédéral et de ses actions à l'encontre du peuple québécois. Depuis la courte défaite du "Oui" dans le référendum de 1995, le gouvernement du Parti libéral a mené une politique de menaces et d'intimidation envers le Québec, notamment envers les millions de Québécois et de Québécoises qui sont pour la souveraineté. Dernièrement, le gouvernement fédéral a amené le conflit devant la Cour suprême, en récusant le droit du Québec à disposer de son propre sort. Par ailleurs, le gouvernement fédéral a fait entendre qu'il ne respecterait pas un vote majoritaire pour la souveraineté au Québec, et qu'il pourrait être amené à démembrer le Québec ou modifier ses frontières afin de permettre aux régions majoritairement anglophones de se séparer du Québec. Cette ligne dure, que l'on appelle "le Plan B" à Ottawa, est un outrage envers tous ceux et toutes celles qui soutiennent le droit démocratique des peuples et des sociétés de disposer de leur propre sort."
Pour plus de renseignements sur la lettre ouverte, veuillez joindre Gary Kinsman, professeur de Sociologie à l'Université Laurentian au (902) 684-3179 ou par courrier électronique à <gkinsman@nickel.laurentian.ca>.
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