Le gouvernement canadien tiendra "Le sommet commercial sur l'Accord de libre-échange" au Centre des congrès de Calgary (Hotel Marriott) du 17 au 19 octobre prochain. Leurs principales préoccupations sont les relations commerciales, la création d'un groupe commercial indigène, le dépassement des obstacles et de l'opposition dressée par les traités et les lois.
Quel défilé de promoteurs ! Pour vendre le Traité de libre-échange nord-américain, il y aura des représentants des conseils de bandes mis en place par la loi des Indiens du gouvernement canadien, des premiers ministres des provinces, Jane Stewart, la Ministre des Affaires indiennes, et même le représentant américains aux Nations Unies, Bill Richardson, Phil Fontaine, le dirigeant de l'Assemblée des Premières Nations, le plus important groupe de pression financé par le gouvernement canadien; Blaine Favel, l'ambassadeur mondial sur les questions aborigènes ; Ron Allen du Congrès national des Indiens américains. Et en vedette, il y aura Simon Reisman qui a négocié l'ALENA pour l'ancien Premier ministre, Brian Mulroney ; Madame Nina Sibal de l'Unesco; et Kevin Grover, dirigeant américain du Bureau des affaires indiennes. Le discours principal sera donné par l'ancien maire d'Atlanta en Georgie. Des personnalités brillantes du monde des affaires et du commerce international se trouveront sur le panel avec les principaux représentants des conseils de bandes indigènes comme Chris Shade, Joe Norton, Marvin Mull, Willie Little Child, Deni Leonard et Jessie Fisher.
Elijah Harper est à l'affiche comme " grand Ambassadeur ". Le gouvernement canadien l'aime parce qu'il fait la promotion d'une vision religieuse et spiritualiste comme quoi, les "peuples aborigènes ne possèdent pas la Terre", en fait, et que les traités étaient une façon de vivre et de coexister avec les autres et de partager notre terre et ses ressources la Terre a été créée par Dieu pour profiter à tous les peuples.
Il semble que les représentants indigènes seront appelés à signer un accord de libre-échange interne au nom du gouvernement canadien. Cela va ressembler à une entente entre les peuples indigènes du Canada, des États-Unis, du Mexique et ceux des pays d'Amérique centrale et d'Amérique du sud. En fait, c'est entre le Canada, le Mexique, le Brésil et le Nicaragua et on voit le portrait. Les nations souveraines indigènes traditionnelles ne sont pas, en fait, consultées sur cette dernière manuvre visant à vendre leurs ressources pour le bénéfice des entreprises multinationales qui sont derrière tout cela.
Ils ont oublié ou ils ne ils s'en préoccupent guère
En février dernier, la Nation Mohawk traditionnelle a condamné les violations des droits humains contre les Indiens qui se sont rebellés contre l'Accord du libre échange au Mexique, violations qui ont impliqué la mort de 45 hommes, femmes et enfants à Acteal le 22 décembre 1997. Le 17 mars, ils ont manifesté à Kahnawake devant les bureaux du Conseil de bande et ont présenté une lettre de protestation à Joe Norton. Ils s'opposaient au vol imminent des symboles culturels Iroquois pour le commerce international, qui étaient produits à moindre coût dans les camps de travail à Oaxa, Mexique. Aussi bien Joe Norton que le gouvernement canadien ont déclaré à ce moment là qu'il y avait un arrangement pour surveiller l'utilisation des symboles culturels iroquois et la propriété intellectuelle et que ceux qui voulaient utiliser leur symbole devraient passer devant cette commission privée. Maintenant, il semble que cette commission contrôlera tout le commerce indigène.
La question qui se pose est ce qui peut être fait avec les collaborateurs indigènes qui travaillent avec les États oppresseurs pour miner les peuples indigènes, leurs vies, leurs droits et leurs propriétés? Ils sont en train d'aider le Canada et les États Unis sur la façon d'utiliser l'ALENA pour exploiter et piller les ressources indigènes comme l'huile, le gaz, la forêt, les mines, les pêches et l'agriculture plutôt que de demander au Canada et aux États-Unis de boycotter le commerce avec le Mexique coupable de violations des droits humains ?
Les Mohawks ont essayé de joindre leurs frères et surs les Mayas, pour leur dire leur opposition. En fait, des accords réels de nation à nation sont possibles entre les vrais gouvernements indigènes traditionnels et comme les contrats internationaux, ils doivent être honorés. Les Conseils de bande ne peuvent exercer ces droits qui leur ont été légués par le gouvernement canadien qui les a créés.
La souveraineté ne peut se réaliser qu'avec les vrais gouvernements indiens traditionnels. A la conférence des Nations Unies en 1977, Ross John, de la nation Seneca a dit : " Que signifient ces accords commerciaux avec nos nations si tous les dollars retournent aux organisations internationales ? Kakwirakeron de la Nation Mohawk a demandé : " Est-ce que la communauté internationale et les Nations Unies définissent qui est une nation ? Où est-ce seulement les États-Unis et le Canada qui définissent que nous continueront à être traités par les autres États comme un problème interne. C'est intolérable."
Kahn-Tineta Horn, Président de l'Alliance canadienne de Solidarité avec les peuples aborigènes a suggéré "Que ce que nous avons besoin est une structure qui permettra aux vraies nations indigènes de prendre des décisions qui deviendraient légales. À quoi sert cette rencontre si la politique gouvernementale est de ne pas tenir compte de la souveraineté indigène ?"
Dans ce cadre, comment le Canada et les États-Unis peuvent-ils éviter de condamner des États pour le génocide et les violations des droits humains tout en prétendant donner des délégués indigènes qu'ils ont choisis des droits. Les dissidents, comme les Zapatistes, n'ont pas été invités à donner leur point de vue sur l'ALENA qui permet au Canada, aux États-Unis et au Mexique et à leurs entreprises commerciales de ne pas tenir compte, aux États-Unis comme au Canada, des lois adoptées par tout État, tribu, gouvernement local si elles vont à l'encontre des investissements, des ventes de services ou de produits des entreprises multinationales. Les Zapatistes et les autres peuples indigènes doivent donner à cette conférence le sens de la réalité. Ils devront dire à ces représentants des entreprises ce que subissent les travailleurs, les agriculteurs, et les citoyens quand ils permettent que des biens à bon marché viennent des pays antidémocratiques, quand ils résultent des meurtres des dirigeants syndicaux et indigènes ; ils devront leur parler de la domination de cliques militaires et paramilitaires extrêmement corrompues et ils devront leur parler de la dure exploitation des femmes et des enfants dans les lieux de travail où sont exploités des travailleurs des deux sexes et de tous les âges.
Est-ce que le temps est venu d'identifier ceux, qui, sciemment, travaillent contre leur peuple et qui leur nuisent ? Qu'ont fait les ancêtres avec les espions et les traitres ? Si ils nous ont abandonné et se sont joints à l'armée adverse, ne devraient-ils pas renoncer à leurs droits acquis et à leurs prétentions sur nos nations, notre territoire et de nos ressources ?
Soutenons la souveraineté indigène. Non à l'ALENA. Signalez votre opposition
Canada: Bruce Iron Shirt/John Paul 403-258-1775 Fax 258-1811 email gsmith@mail1.treaty7.org United States : Deni Leonard/R. Heyman 415-288-8500 Fax 288-8510 email DLA1@aol.com
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