Décidément, le PQ et le PLQ ont un seul et même discours à présenter à la population du Québec, celui du néolibéralisme. Comme dirigeant du parti de l'opposition officielle, Charest promet d'aller plus loin dans la même logique néolibérale Les deux partis promettent une réduction d'impôt, et comme les deux chefs souhaitent une fiscalité plus compétitive, les patrons verront pleuvoir sur eux les millions et l'immense majorité de la population passera encore à la caisse et devra se contenter de services publics ratatinés.
Charest promet une baisse d'impôt de deux milliards en 5 ans. Il retira l'argent que le gouvernement promettait à la Société générale de financement pour la transformer en diminution d'impôt. Il promet d'éliminer la taxe sur le capital durant son premier mandat. Cette position avait déjà été envisagée par le PQ dans le cadre de la Commission d'Amours sur la fiscalité, mais à ce moment là, on envisageait de remplacer cette taxe sur le capital par une taxe sur les profits Charest pousse plus loin la même logique.
Il propose de réformer le code du travail pour donner aux municipalités le droit de lock out et le droit à la sous-traitance. Lors des dernières "négociations" dans le secteur municipal en mars dernier, le gouvernement péquiste adoptait la loi 414 qui comprimait de 6% les revenus des travailleuses et des travailleurs de ce secteur en s'attaquant particulièrement aux conditions de travail et niait le droit à une véritable négociation aux syndicats des employ-é-s municipaux. Charest s'engage à poursuivre cette même logique de négation des droits syndicaux.
Les jeunes assistées sociaux sont aussi dans la mire de Charest. Ils devront être au travail ou aux études pour toujours le plein chèque. On y reconnaîtra également la politique de la péquiste Louise Harel qui a apporté sa contribution à la poursuite du déficit zéro en s'attaquant aux personnes assistées sociales, et aux jeunes tout particulièrement avec ses parcours forcés de développement de l'employabilité.
Tout pour l'entreprise, une population corvéable et licenciable selon les besoins des entreprises, des services publics mis à mal Quel misérable avenir nous promettent le PQ et le PLQ !
Les principaux partis politiques sont vraiment des partis bourgeois, des partis voués à la défense des gens d'affaires. Alors que la récession pointent encore le nez, il faut en finir avec ces changements de garde qui nous laissent pris avec des politiciens voués à soutenir l'exploitation populaire pour la prospérité des patrons du Québec et d'ailleurs.
La construction d'une alternative politique de classe est une question de défense des acquis les plus immédiats. C'est le sens du combat du Parti de la Démocratie socialiste. Il est grand temps pour la gauche de s'associer à ce combat.
Bernard Rioux
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