Le Parti de la Démocratie Socialiste (PDS) exige
l’arrêt des déportations des familles chiliennes

 Québec, jeudi le 1er octobre 1998 – « Alors que l’on s’apprête à commémorer le 50e anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme, le gouvernement canadien multiplie les arrestations, les détentions et les expulsions de familles chiliennes qui demandent le statut de réfugié. Est-ce une conséquence de l'accord de libre-échange que le gouvernement canadien signait en novembre 1996 avec le Chili ? La situation actuelle démontre bien que dans "le meilleur pays au monde" la libre circulation des marchandises et des capitaux est plus importante que celle des personnes », de déclarer Paul Rose, chef du Parti de la démocratie socialiste (PDS)

 Tout semble possible quand vient le temps de faire tomber les barrières douanières et les réglementations nationales afin de favoriser la valorisation du capital. En effet, depuis 1990, le capital possédé par les transnationales canadiennes au Chili est passé de 300 millions $ à 3.5 milliards $ en 1997. Il n'y a pas une telle multiplication par douze lorsqu’il est question d’ouvrir nos frontières aux hommes et femmes qui fuient la répression et des conditions de vie précaires.

 Ce Chili, qu’on nous présente comme un succès sans précédent du néolibéralisme dans la tourmente de la crise, cache en fait un accroissement constant des inégalités sociales. L'ex-dictateur Pinochet, le premier a appliqué le programme néolibéral, règne toujours dans l'ombre. Les huit années d’un régime de transition n’ont pas conduit le Chili à une démocratie véritable. « Le dictateur a troqué son uniforme de militaire pour un costume de démocrate, et son rôle de militaire pour celui de sénateur à vie » de dire Paul Rose. La répression des opposants au néolibéralisme à la sauce Pinochet existe toujours. L’emprisonnement pour raison politique persiste.

 Le Canada, comme toutes les autres puissances impérialistes, doit ouvrir ses frontières aux classes populaires des pays du Sud qui cherchent à fuir les laboratoires du libéralisme sauvage qui font les délices du patronat canadien et québécois.

 Les familles chiliennes sont des rescapés de la terreur néolibérale !

 Le PDS exige la fin de toutes les expulsions et la régularisation du statut d’immigrant et d’immigrante pour les familles chiliennes, autant les quelques familles dont les dossiers ont été soumis au gouvernement du Québec que les autres.

 La liberté des individus avant celle des capitaux !

 Une politique de plein emploi par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire bénéficiant tant aux citoyennes et citoyens qu'aux immigrantes et immigrants !

 Pour tous renseignements, contacter Paul Rose ou Claude Ricard au (514) 278-9014.

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