Un combat bien plus insidieux...

Par Ginette Lewis

 La période électorale nous revient. Pour les femmes, quel meilleur moment pour faire bilan et constater que les avancées sont peu nombreuses quand elles ne sont pas carrément remise en question par les promesses électorales des différents chefs. A noter la dernière: monsieur Dumont veut aider les jeunes en coupant dans la fonction publique entre autre le Conseil du statut de la femme. Comme quoi les femmes ne forment pas la moitié de la jeunesse. Comme quoi, les organismes de consultation, de positions ne sont pas nécessaires pour le gouvernement. Et que dire des candidatures femmes. Elles vont rester peu nombreuses, malgré les bonnes volontés. Car, en se présentant dans le contexte actuel, les femmes acceptent de faire une triple journée de travail, et même une quadruple.

C'est aussi période de négociation dans le secteur public. L'équité salariale revient de l'avant. La CEQ en l'avançant a forcé les autres centrales a en parler. Par exemple, la CSN mentionnait que 74 titres d'emplois avaient encore besoin de l'équité salariale pour obtenir la parité avec des titres comparables à majorité masculine. Enfin les chiffres sortent.

Mais si ces thèmes font le devant de la scène politique, un combat plus souterrain se mène, et tout aussi important pour les femmes se mènent. Malheureusement, il est plus l'apanage des féministes au Canada-anglais. C'est la lutte pour l'avortement libre et gratuit qui pose ces temps-ci le droit des médecins à pratiquer les avortements en toute sécurité.

Morgentaler a fait conférence de presse, le jour des funérailles du Dr. Barnett Slepian pour dénoncer le terrorisme contre les médecins pro-choix. Le docteur Slepian pratiquait des avortements aux États-unis et a été tué, la semaine dernière à son domicile par un tueur isolé.

Sous les pressions des féministes américaines et canadiennes, la police a affecté un plus grand nombre d'enquêteurs pour trouver le tueur. Celui-ci pourrait être d'origine canadienne, opéreraient seul, au domicile des médecins et agirait en octobre ou novembre. Pour l'instant le chasseur rôde...

La seule véritable garantie qu'ont les médecins est de créer un climat de solidarité assez grand pour empêcher le tueur d'agir. Les conférences de presse et les manifestations doivent se poursuivre. A la violence individuelle, les femmes ont toujours réagit par l'appui collectif. C'est notre seule force. Si, nous voulons conserver notre liberté de choisir les maternités que nous voulons, l'avortement doit rester une alternative accessible et gratuite pour toutes les femmes. Nous nous devons donc de dénoncer les organisations pro-vie qui par leur fanatisme attise les esprits agressifs. C'est ce qu'on fait une centaine de personnes à Toronto, le jour de l'Halloween.

A nous d'emboîter le pas....c'est une question de vie ou de morts...

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