Tract distribué durant la manif devant le consulat américain à Québec

Non aux bombardements contre l'Irak
Non au terrorisme d'Etat américain
Non à la complicité canadienne

 Trop c'est trop ! Le président Clinton en décidant depuis le 16 décembre 1998 de bombarder massivement l'Irak a montré comme jamais ce qu'il en est du cynisme, de l'arrogance et de la "bêtise crasse" de la politique extérieure des Etats-Unis.

Loin d'être, comme il le prétend, le gardien d'un ordre international nouveau, le président Clinton s'est averré n'être que l'artisan d'un véritable terrorisme d'Etat. Perpétuant spécialement au Moyen-Orient inégalités et injustices entre peuples et nations, ne se gênant pas pour imposer les sanglantes logiques de la force militaire brute. Faisant feu de tout bois, y compris pour rêgler des problèmes d'ordre strictement intérieur.

Qui est assez naïf pour imaginer que "la leçon" que Clinton affirme vouloir donner à Saddam Hussein (le jour même où à Wasgington les représentants républicains se lançaient dans un vote de destitution !?), n'est pas autre chose qu'une cynique diversion ? Une diversion semant destructions, morts et instabilité socio-politique grandissante au Moyen-Orient !

Ne l'oublions pas, il y a là une politique de deux poids deux mesures. Si Clinton, comme il l'affirme, veut supprimer au Moyen-Orient les armes de destruction massive et s'oppose aux Etats et gouvernements qui violent les droits démocratiques ou la souveraineté d'autres nations, pourquoi ne cherche-t'il pas à détruire les armes nucléaires qu'Israël possède, ou n'oblige-t'il pas ses forces armées à quitter le sud Liban, ou tout simplement son gouvernement à reconnaître aux Palestiniens l'Etat qui leur revient ?

Sans doute Saddam Hussein est un sanglant dictateur qui tient son peuple en otage depuis plus de deux decennies et foule au pied régulièrement les droits humains. Mais on s'en souviendra, les Etats-Unis --qui auraient très bien pu le chasser militairement du pouvoir en 91--, ont préféré le garder --diminué, défait-- à Bagdad. Et plutôt que de s'attaquer directement à lui, ils ont maintenu un embargo destructeur pour les populations civiles de ce pays (plus d'un millon d'enfants sont gravement sous alimentés en Irak), craignant par dessus tout le retour d'une opposition démocratique, ou la reconstruction rapide d'une nation parmi les plus prospères de la région.

Quant aux armes de destructions massives que posséderait l'Irak. Ultime ironie... on apprenait qu'en 7 ans d'inspection et de négociation, il s'était détruit plus d'armes que pendant toute la guerre du Golfe.. Ruinant par là toute justification d'une intervention militaire quelconque ! Qui peut d'ailleurs faire la leçon, en matière d'armes de destruction massive ? Certainement pas les Etats-Unis qui ne se sont pas génés dans le passé pour violer le droit international et les utiliser, au Vietnam, à Cuba, au Panama, à la Grenade, et tout récemment à Khartoum au Soudan.

Alors que le Canada de Jean Chrétien n'ose pas éléver la voix, ne serait-ce que pour "déplorer" comme Jospin ou Kofin Annan cette politique US des canonnières, cela en dit long sur la veulerie et l'aplaventrisme du gouvernement libéral actuel. Il faut qu'il le sache : : il y a au Canada des citoyens qui ne se résolvent pas à voir leur pays cautionner la guerre et la destruction, le terrorisme d'Etat.

Non aux bombardements contre l'Irak
Solidarité avec le peuple Irakien
Clinton assassin, Chrétien complice

 Coalition contre les bombardements américains et britanniques contre l'Irak

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