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Lettre ouverte aux membres du RAP |
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Lettre ouverte aux membres du RAP Première publication : 1er janvier 0, mise en ligne: jeudi 3 janvier 2002 |
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Le 8 décembre dernier, dans le cadre d’un Congrès spécial d’orientation, notre parti (PDS) a décidé d’intensifier sa contribution à l’unification de la gauche politique en votant une orientation invitant les progressistes à s’unir au sein de l’UFP, sous forme d’un parti fédéré pouvant accueillir tant les personnes que les groupes.
Par le Comité National de Coordination Bonjour, Cette démarche unificatrice n’est pas nouvelle. Dès sa naissance, le RAP, comme mouvement, inscrivait, dans sa dénomination et dans son manifeste, sa constante préoccupation d’assumer un rôle de leadership dans ce processus. Son relatif succès, comparativement à ses prédécesseurs, repose notamment sur cette ouverture constante aux autres forces, comme en témoigne à la fois le succès du colloque sur l’unité de la gauche (mai 2000) et la campagne électorale de Mercier (printemps 2001). L’année 2002 verra l’approfondissement et l’élargissement de cette démarche. Assumant à la fois sa construction comme formation autonome, comme pôle politique spécifique, ainsi que son orientation large et rassembleuse, le cheminement de notre parti ne s’est pas fait sans heurts, ni tension. À la fois inspiré par les durs impératifs de la conjoncture et par un bilan implicite de l’expérience de la gauche, le RAP, tout en souhaitant conserver son identité politique, a choisi, de travailler à faire en sorte que lors des prochaines élections, une seule dénomination de gauche soit présentée à l’électorat. Nous sommes d’avis que le nom de ce futur parti soit l’UNION DES FORCES PROGRESSISTES. À l’heure où le néolibéralisme triomphe partout, où une puissance impériale décide de la paix ou de la guerre, au moment ou les États durcissent leur appareil législatif répressif, les congressistes du RAP ont majoritairement choisi la voie de cette nécessaire unité de la gauche politique et des forces progressistes. Unité de la gauche politique ? C’est nécessaire, mais très loin d’être suffisant. La construction de l’UFP restera largement factice si ce processus ne prend pas racine au sein des mouvements sociaux en lutte contre le néolibéralisme et la guerre. D’où l’importance de prendre contact, dans chaque région, avec l’ensemble des composantes de cette gauche sociale, syndicale, féministe, internationaliste, populaire, écologiste et régionaliste. C’est avec eux, c’est avec elles que nous construirons deux, cinq, cinquante UFP solidement enracinées dans chaque région ainsi que dans chaque circonscription. Dès que possible, un Congrès de fondation de l’UFP sera tenu, où nous voterons des statuts provisoires, mais surtout une plate-forme électorale minimale. La contribution programmatique du RAP sera déterminante à ce chapitre. Ce Congrès sera également l’occasion de choisir les porte-parole de l’UFP. L’histoire des trente dernières années nous enseigne que les mouvements sociaux progressistes du Québec, que cette gauche sociale souvent si combative s’en est remis au Parti québécois pour assumer sa représentation politique. Voilà pourquoi le Québec est l’un des rares pays du monde occidental à ne pas disposer d’un parti de gauche large dans sa composition, démocratique dans son fonctionnement et franchement progressiste dans son orientation. Les membres du RAP, riches de leur jeune mais vigoureuse tradition politique, en application de la volonté de leur Congrès, s’inscriront en première ligne dans cette démarche pour unifier la gauche politique et rallier la gauche sociale afin de jeter les bases, dans un contexte difficile, de ce grand parti progressiste dont le Québec a un urgent besoin. VIVE L’UNITÉ DES PROGRESSISTES ! Le Comité National de Coordination 5 janvier 2002 N.B. : Vous trouverez copie, en annexe, de l’ensemble des résolutions adoptées au Congrès d’orientation du 8 décembre 2001. ANNEXE
Résolutions adoptées au Congrès d¹orientation du 8 décembre 2001
1- « Que le RAP, réuni en Congrès spécial ce 8 décembre 2001, se prononce en faveur de la création d’un Parti fédéré de gauche dans les meilleurs délais et si possible avant les prochaines élections générales ;
Qu’à défaut de pouvoir créer ce parti avant les prochaines élections générales, le RAP réaffirme son adhésion à la coalition progressiste UFP, tout en demandant une mise à jour de son protocole, protocole auquel adhère le RAP depuis son congrès de juin 2001 ;
Que le RAP, réuni en Congrès extraordinaire ce 8 décembre 2001, mandate la direction afin que l’actuel Comité de liaison, réunissant l’ensemble des partenaires, soit transformé en Conseil provisoire de l’Union des Forces Progressistes (exécutif national) ;
Que le mandat de ce Conseil provisoire soit exclusivement de :
i) préparer un large appel aux progressistes afin de maximiser la participation au Congrès de fondation de l’Union ;
ii) préparer un projet de plate-forme provisoire à soumettre au Congrès ;
iii) préparer un projet de statuts provisoires à soumettre au Congrès, statuts qui permettraient les tendances/sections à chacun des nivaux de décisions (UFP-local, UFP-régional et UFP-national) et qui reconnaîtraient les associations UFP-locales comme étant des associations de comté du parti fédéré UFP ;
iiii) mettre sur pied un secrétariat national qui aura à faire la coordination entre les partis et les UFP-locales/régionales, avec les citoyens et les médias ;
Qu’en préparation à ce Congrès de fondation, tous les membres du RAP, du PDS, et d’autres soient invités à participer à la création des associations de comté et régionales UFP et à déléguer des responsables au Conseil provisoire de l’Union ;
Que le RAP, réuni en Congrès extraordinaire ce 8 décembre 2001, affirme que son adhésion au parti fédéré ne peut, d’aucune façon, être interprétée comme une renonciation à son intégrité programmatique, structurelle, organisationnelle et à son idéologie. Tout en défendant la plate-forme électorale de l’Union et en respectant les statuts de l’Union, le RAP entend continuer à déployer ses activités politiques sur ses propres bases et reconnaît à tous les partenaires de l’Union le droit d’en faire autant ;
Que le parti fédéré maintienne une coalition électorale avec les autres partis et mouvements sociaux qui ne voudront pas, à court terme, se fédérer :
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