Vous
êtes ici :
Société >
Désenchantement et éthiques du polar |
|
|
|
Désenchantement et éthiques du polar mardi 10 mars 2009, par philippe Corcuff |
|
DANS LA MEME RUBRIQUE :
|
|
Tiré du site de la revue Mouvement n°15-16, mai-août 2001 « - Je suis lesbienne, vous savez, dit-elle.
Roman noir : la noirceur du désenchantement tend à donner une tonalité particulière à ce genre littéraire. C’est comme s’il y avait, dans la déception des épreuves de la vie, un fil analogique qui reliait des trajets biographiques, des conditions d’écriture et des conjonctures socio-historiques disparates. Le scepticisme à l’égard du monde et de ses conventions, comme des humains qui s’y « agitent », l’ironie sombre à l’égard de soi (dans le cas du héros-narrateur) et des autres, voire le cynisme et un relativisme immodéré (dans le « tout se vaut ») sont souvent au rendez-vous. Une telle ambiance peut nourrir une radicalisation de la critique des institutions de nos sociétés. Mais cette critique sociale semble hésiter entre la réouverture de l’espace des possibles face à la fermeture dominante du monde et un fatalisme du « tout est gangrené » et du « à quoi bon ». De ce point de vue, le polar nous invite fréquemment à marcher sur une corde raide. suite : http://www.preavis.net/breche-numerique/article1371.html
|
||
|
philippe Corcuff |