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Rentrée parlementaire à Québec
Le Réseau du Forum social de Québec et Chaudière-Appalaches appelle au regroupement des forces sociales pour contrer le gouvernement Charest
Communiqué de presse

dimanche 8 juin 2003


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Québec, 3 juin 2003. - Au moment où l’Assemblée nationale du Québec reprend ses travaux à la suite de l’élection générale du 14 avril, le Réseau du Forum social de Québec et Chaudière-Appalaches prévient le gouvernement libéral, dirigé par Jean Charest, que toute attaque contre les services publics, les programmes sociaux et les acquis des groupes d’action communautaire autonome sera vivement dénoncée et combattue. Pour faire face à la situation, le Comité de coordination du Forum social appelle à la constitution d’un vaste front commun pour contrer les projets rétrogrades que pourrait vouloir imposer le nouveau gouvernement. « Toutes les organisations, tous les groupes, toutes les personnes qui croient à la justice sociale doivent unir leurs efforts pour préserver les acquis et poursuivre notre lutte pour que le Québec respecte pleinement les droits économiques, sociaux et culturels de tous et toutes », déclare le Réseau.

Depuis l’élection du nouveau gouvernement, plusieurs de ses représentants, le Premier ministre en tête, ont annoncé une volonté de s’en prendre à plusieurs programmes et services dont ont besoin les citoyennes et les citoyens de notre région, comme de l’ensemble de la société québécoise. Le gouvernement Charest a rapidement adopté le discours des difficultés budgétaires pour justifier les coupures et les remises en question de plusieurs services.

« On nous a fait miroiter que seules la santé et l’éducation seraient épargnées mais nous avons aussi bien compris que la marche entreprise depuis quelques années pour ouvrir davantage la porte à la privatisation serait poursuivie, voire intensifiée » observent les membres du Comité de coordination du Réseau du Forum social de Québec et Chaudière-Appalaches. Le Réseau constate, à travers les menaces qui pèsent sur les garderies à 5 $, que le principe fondamental de l’universalité des programmes sociaux sera jeté aux poubelles. Le gouvernement a aussi déjà fait savoir que la lutte à la pauvreté ne figure pas parmi ses priorités. Les femmes ressentent vivement les difficultés qui s’annoncent pour un grand nombre d’entre elles à travers ces prises de position.

Le monde de l’éducation qui devait être épargné n’a aucune raison de croire qu’il le sera. L’esprit de compétition, les approches de marketing pour attirer non plus les étudiantes et les étudiants mais la clientèle, et l’idée de performance demeurent au menu de ce gouvernement. La jeunesse devra se mobiliser pour construire un monde qui ne sera pas soumis à la loi de la jungle et du chacun pour soi.

Les travailleurs et les travailleuses auront leur part d’épreuves. Le parti libéral a toujours critiqué les dispositions du Code du travail qui restreignent le recours à la sous-traitance. Pourtant, ce phénomène pullule autant dans le secteur public que dans le secteur privé. Dans le secteur public, les négociations des conditions de travail doivent s’amorcer dans un climat de restrictions et de mise en doute de la volonté de donner suite aux travaux ardus pour régler la question de l’équité salariale. Dans la fonction publique proprement dite le nouveau gouvernement a annoncé qu’il entreprendrait une grande opération de réingénierie pour améliorer son efficacité. Un tel discours annonce un nouvel affaiblissement des responsabilités qui relèvent de l’État en matière d’environnement, de justice, de protection des droits, de sécurité publique, de développement et de répartition de la richesse dans la société. Pourtant, cette fonction publique a subi une multitude d’exercices du genre au cours des dernières années. L’Assemblée nationale a même adopté une loi pour la moderniser.

Bien d’autres signaux sont donnés de l’enfoncement vers le conservatisme dans lequel sera entraînée la société québécoise par le gouvernement libéral. La fiscalité, avec la volonté de réduire les impôts pour le meilleur intérêt des plus riches en est un. Les compressions qui pourraient être imposées aux personnes assistées sociales en est un autre.

Devant une perspective aussi inquiétante, le Réseau du Forum social de Québec et Chaudière-Appalaches est persuadé de la nécessité, pour les forces sociales progressistes, de serrer les rangs. Les politiques du gouvernement libéral nous attacheront encore davantage au train du néolibéralisme mondialisé. Le Forum social de Québec et Chaudière-Appalaches réunit en septembre 2002 a rejeté ce monde et a affirmé qu’un autre monde est possible. « Plus que jamais, il est temps, pour toutes les organisations engagées dans la construction de cet autre monde, de mettre en commun leurs projets et leurs stratégies pour résister collectivement et enraciner davantage leurs alternatives au sein de la société » conclue le Comité de coordination du Réseau.
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Pour information : Serge Roy, 563-7968
pour le Comité de coordination du Réseau









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